Fermetures des urgences : le département du Tarn tire la sonnette d'alarme

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Confronté à un manque de personnel, le service d'urgence de Lavaur dans le Tarn ferme temporairement son service de nuit du 13 juin au 15 juillet 2022. Le conseil départemental du Tarn demande à l'Etat des solutions pérennes pour permettre aux centres hospitaliers de fonctionner normalement.

Les urgences de nuit du centre hospitalier de Lavaur sont fermées temporairement du 13 juin au 15 juillet 2022 suite à un manque de personnel. Le Conseil départemental du Tarn déclare qu'il est "urgent pour nos territoires que l’Etat apporte des solutions pérennes qui permettent à nos centres hospitaliers de fonctionner normalement".

Ces fermetures sont d'autant plus alarmantes que certains territoires sont déjà fortement touchés par la désertification médicale. Une situation qui amène souvent les personnes malades à se rendre aux urgences faute d’autre choix.

Le conseil départemental du Tarn estime que l'impact de la fermeture des urgences à Lavaur va également se faire ressentir sur l'activité du SDIS (Service Départemental d'Incendie et de Secours). 

En 2021, les sapeurs-pompiers du Tarn ont effectué 1946 évacuations sur les urgences de Lavaur. Si on se base sur les chiffres de l’an dernier, ce sont plus de 200 évacuations qui vont être transférées par le SDIS vers les centres hospitaliers d’Albi et Toulouse. La situation n'est plus tenable.

Conseil départemental du Tarn

Avec ces temps de transports hospitaliers supplémentaires, les sapeurs-pompiers vont se retrouver eux-mêmes sous tension. Particulièrement en période estivale où ils doivent être disponibles sur d'autres interventions comme les incendies.

Cette évolution qui illustre la disponibilité, l’engagement et le dévouement des sapeurs-pompiers, n’est toutefois pas durablement soutenable en termes d’effectifs et de moyens financiers.

Conseil départemental du Tarn

Le Conseil départemental du Tarn considère que le secteur hospitalier et l'offre publique de soins sont extrêmement menacés. Il reste vigilant et espère trouver des solutions pour améliorer la présence des professionnels de santé sur l’ensemble du département.