Une cellule d'urgence médico-psychologique mise en place au collège Jean-Monnet de Castres après l'agression au couteau d'un élève

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Écrit par Marie Martin

A la demande du préfet du Tarn, une cellule d'urgence médico-psychologique a été déclenché au collège Jean-Monnet de Castres, dans le Tarn, après l'agression au couteau d'un élève de 15 ans, par un jeune de son âge.

Quelques heures après l'agression au couteau d'un élève de 15 ans scolarisé au collège Jean-Monnet de Castres, la préfecture et la direction des services départementaux de l'Education nationale du Tarn ont décidé la mise en place d'une cellule d'urgence médico-psychologique au sein de l'établissement, afin d'apporter un soutien aux élèves et au personnel éducatif.

"Son rôle est d'accompagner, face à un événement dramatique qui a eu lieu, les élèves, les personnels de l'établissement et les parents", explique Franck Dorge, directeur de cabinet du préfet du Tarn. "Huit personnels de santé, psychiatres, infirmières ont été présents pour écouter, en fonction du volontariat, les élèves et les parents".

La cellule revient vendredi pour que cet accompagnement soit aussi dans la durée. Pour que quand on a vécu un traumatisme, on puisse en parler le jour même mais aussi les jours suivants.

Franck Dorge, directeur de cabinet du préfet du Tarn

Mardi 10 mai, aux alentours de 14 heures, une rixe a éclaté devant le collège Jean-Monnet, situé à proximité d'un quartier prioritaire de la politique de la ville, entre un élève de l'établissement et un autre jeune de son âge, pour sa part déscolarisé. Le collégien a reçu un coup de couteau au thorax mais ses jours ne sont pas en danger. Il est sorti de l'hôpital mercredi, avec un jour d'ITT (incapacité temporaire totale).

 
L'auteur des faits a quant à lui été interpellé à son domicile très rapidement après l'agression. Il sera déféré jeudi matin au parquet de Castres et présenté à un juge des enfants. Il devrait être mis en examen pour violences aggravées (du fait de l'usage d'une arme, d'une agression sur mineur de moins de quinze ans et de la commission des faits devant un établissement scolaire), et placé sous contrôle judiciaire.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux jeunes se connaissaient et étaient en conflit depuis un certain temps.