Vague d'arrêts maladie pour “burn-out” au commissariat de police de Castres (Tarn)

Le commissariat de Castres / © Google
Le commissariat de Castres / © Google

Ce vendredi, une grande partie des policiers du commissariat de Castres se sont déclarés en arrêt maladie après la décision de leur hiérarchie de leur imposer de travailler 5 week-ends sur 6. 

Par Fabrice Valery

Les fonctionnaires de police-secours de Castres dans le Tarn se sont déclarés en arrêt maladie pour burn-out ce vendredi 5 mai. Une décision qui intervient après la décision du Comité technique départemental qui a refusé le régime de travail hebdomadaire proposé par les policiers. 

Une consultation avait eu lieu par vote les policiers castrais choisissant l'option de ne travailler qu'un week-end sur deux. L'administration a préféré imposer un système de 5 week-ends travaillés sur 6, ce qui a déclenché cette vague d'arrêts maladie. 

Selon le syndicat SGP Unité Police, cette situation s'ajoute aux "outrages, agressions, rebellions (qui) occasionnent des milliers de blessés en service chaque année dans nos rangs, avec à chaque fois la même indignation, les mêmes condamnations politiques, mais hélas une totale incohérence dans la chaine judiciaire avec des sanctions pénales inadaptées et inefficaces".

"C’est donc dans ce contexte que nous constatons ce jour que les policiers en tenue du commissariat de Castres sont en situation durable de burn-out et en arrêt maladie, explique le syndicat dans un communiqué. Unité SGP relaye leur désarroi et leur détresse et leur apporte son total soutien". 

De son côté, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) du Tarn, Pierre-Marc Panazio, a réagi : "Notre priorité demeure de conjuguer la qualité de travail chez les fonctionnaires alliée à la recherche de l'efficacité attendue par nos concitoyens. La mise en place d'un cycle de travail nouveau plus favorable reste conditionnée par un dimensionnement en effectifs approprié. La situation actuelle est susceptible d'être réévaluée."

Le DDSP qui affime que "en dépit de l'impact sur les effectifs, le service de sécurité publique continuera d'être assuré, notamment pour ce qui concerne la police secours ainsi que la sécurisation des bureaux de vote".

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