Cet article date de plus de 9 ans

La Cour des comptes juge la gestion des banlieues françaises inefficace

La Cour des comptes préconise, entre-autres, de favoriser six zones urbaines sensibles au lieu de multiplier "des interventions sur un nombre beaucoup trop important de quartiers".
 
Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, faisait déjà partie du plan de rénovation urbaine de 2005.
Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, faisait déjà partie du plan de rénovation urbaine de 2005. © AFP/JOEL ROBINE
La Cour et les chambres régionales des comptes pointent du doigt les multiples réformes censées réduire les écarts de développement entre les quartiers prioritaires et les villes environnantes. Selon elles, les actions de la politique de la ville n'ont que très peu porté leur fruit. La Seine-Saint-Denis, l’Essonne, le Val-d’Oise mais aussi les Bouches-du-Rhône, le Nord et le Rhône méritent plus d'attention. En effet, "certains grands départements urbains particulièrement concernés par la politique de la ville présentent ainsi des ratios très inférieurs à la moyenne nationale (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Bouches-du-Rhône, notamment), alors que de nombreux départements ruraux ou semi-ruraux ont pour leur part des ratios très supérieurs au ratio moyen" précise le texte de 335 pages rendu public mardi 17 juillet.

Rapport intégral de la Cour des comptes

La région Ile de France au coeur du rapport


La Cour des comptes a observé les "crédits villes" alloués aux départements franciliens. En soulignant le ratio par habitant, les chiffres démontrent que les sommes allouées à chaque département ne répondent pas aux différentes attentes de ces derniers compte tenu de leurs profils sociaux.

"À la suite du dialogue de gestion mené par le préfet de région, la dotation des départements d’Ile-de-France a bien augmenté de 3,9 % et celle de la Seine-Saint-Denis de 24,9 % [...]. Malgré cet effort, le département de Seine-Saint-Denis, au regard de ses difficultés spécifiques, reste encore le moins bien doté par rapport aux autres départements de la région" commente le rapport. Dans ces zones, les difficultés de la population se mesurent, par exemple, en terme d'accès à l'emploi. Dans ces quartiers, le taux de chômage est minimum deux fois supérieur à la moyenne nationale. La Cour des comptes souligne que "l’amélioration de la situation n’est pas tangible dans certains quartiers où la pauvreté et la précarité demeurent à des niveaux élevés et où l’insécurité persiste, dans un contexte aggravé par la crise économique".

Il semblerait donc que les efforts aient été trop éparpillés sur le territoire, manquant de ce fait d'efficacité. La Cour des comptes préconise plusieurs actions :

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie architecture et urbanisme