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Grève importante dans les école maternelles et primaires parisiennes mardi 22 janvier

Pour les parents, c'est une journée difficile qui s'annoncent mardi. Près de 80 % des écoles parisiennes seront en grève et une majorité des établissements n'assurera ni cantine ni garderie.
Ecole élémentaire
Ecole élémentaire © Jacques Demarthon@AFP
Il faudra compter sur les grands parents, les Baby-sitter ou les RTT. La journée de mardi s'annonce en effet difficile pour les parents d'élèves de maternelle et de primaire. Non seulement plus de deux tiers des professeurs seront en grève, mais la plupart des écoles seront même totalement fermées et n'accueilleront donc aucun élève.

Comment en est on arrivé à cette situation, alors que tout le monde s'accorde sur la réforme du temps scolaire ?
Sur l'abandon de la semaine de 4 jours, et le retour de la semaine de 4,5 jours, enseignants, parents, ministre, et chronobiologistes, tous sont d'accord. La semaine de quatre jours est mal adaptée aux rythmes des enfants avec des journées trop longues et trop chargées.
La où les avis divergent c'est sur les modalités du passage à la semaine des 4,5 jours et surtout les conditions matérielles. Et les professeurs s'estiment particulièrement trahis par rapport aux promesses du candidat François Hollande.
La crainte principale des enseignants et des directeurs d'école qui ont déjà à faire face à un manque d'éducateurs, d'animateurs ou d'asem est que cette réforme qui coûtera beaucoup d'argent ne soit pas réellement financée. Et que loin de faire des activités périscolaires, (piscine, sorties sports, etc...)  les enfants seront en fait cantonnés dans des salles trop petites et pas adaptées pour accueillir autant d'enfants.
" Déja actuellement la ville peine à recruter des animateurs ou à les remplacer en cas d'absence. Alors comment pourra-t-elle en recruter et quel sera leur niveau de qualification" s'inquiète une directrice du primaire dans le 20 ème arrondissement de Paris.

Autre souci des directeurs, l'absence de locaux adaptés et le projet "territorial"
Le manque de place, l'absence de salles prévues pour le péri-scolaire, les réfectoires trop petits...  Où et comment auront lieu ces activités et les enfants ne risquent-ils pas d'être plus fatigués encore par le bruit ?

Enfin, le dernier point qui suscite une vive inquiétude chez les enseignants et qui explique une si forte mobilisation, est le "projet éducatif territorial"
​Le risque pour beaucoup est l'apparition d'une école à deux vitesses en fonction de la richesse des communes. Certaines communes "riches" auront les moyens de recruter des animateurs qualifiés, de financer des activités périscolaires. D'autres au contraire, ne feront que de la garderie. Et à terme ce sont les projets éducatifs qui risquent de varier selon les territoires.

A toutes ces craintes, le gouvernement répond par "la promesse d'un fond spécifique pour accompagner l'organisation d'activités périscolaires par les communes" et les fonds nécessaires au recrutement d'animateurs qualifiés.

Reste que la mise en place de cette réforme dés la rentrée 2013 dans certaines communes, dont la ville de Paris, semble prématurée à beaucoup qui manifesteront mardi contre le projet.









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