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Top 6 des candidats d'ouverture d'Anne Hidalgo

© JOEL SAGET / AFP
© JOEL SAGET / AFP

Anne Hidalgo a présenté le 2 décembre les candidats d'ouverture présents sur ses listes pour les municipales à Paris. Sportifs, intellectuels, transfuges d'autres partis, militants associatifs. Rien ne manque à la panoplie traditionnelle de la définition politique de l'ouverture.

Par Daic Audouit


Anne Hidalgo, en mode journées portes ouvertes.

Elle présentait ce matin les candidats dits d "ouverture"  de ses listes parisiennes. Techniquement parlant dans le jargon socialiste, il s'agit des candidats non encartés au PS, même si certains ont déjà des mandats politiques. Des profils de société civile, un profil qu'il convient néanmoins de relativiser. Un moment classique dans une campagne. Et Anne Hidalgo a bien fait les choses, tous les types d'ouverture sont représentés sur les listes.

Une ouverture qui fait grincer des dents dans les rangs des militants socialistes puisqu 'évidemment ils prennent des places éligibles. "On fait la voiture-balai des partis de tous bords en donnant des rentes de situation à des gens qui ne pèsent rien électoralement", commente un élu PS de la capitale. Pierre Mansat, adjoint au Grand Paris, et communiste en rupture de ban, avait exprimé son "dégoût" d'être écarté des listes.

1) Jean-François Martins, le politique

La prise politique d'Anne Hidalgo. C'était le seul élu MoDem au conseil de Paris, ancien responsable de la communication de la campagne présidentielle de François Bayrou. Opportuniste pour ses anciens camarades oranges, fidèle à ses convictions intimes comme il l'a expliqué dans une interview au Monde, le 1er novembre dernier.

Elu en 2008 dans le XIV ème arrondissement, il sera n°7 sur la liste du XI ème, un fief électoral de la gauche qui permet de recueillir  plus aisément ces candidats d'ouverture. Et il se déclare très heureux de travailler avec les équipes d'Anne Hidalgo. Il faut le savoir. Le candidat d'ouverture doit se fondre un minimum dans un collectif.

2) Firmine Richard, la cultureuse.

En matière de campagne électorale, l'actrice de "Romuald et Juliette" a déjà passé sa première étoile. Elle est conseillère de Paris depuis 2008. Sans battre les records d'absentéisme de Philippe Torreton, ce n'est pas l'une des conseillères de Paris les plus assidues. En revanche, elle est déléguée aux affaires culturelles dans le XIX ème même si elle reconnaît qu'elle souhaiterait être plus présente. Il faut le savoir. Le candidat d'ouverture a une vie à côté de la politique.
Guadeloupéenne, Firmine Richard incarne aussi la présence ultra-marine.

3) Sergue Guérin, l'intellectuel

Sergue Guérin est sociologue, spécialiste des questions de vieillissement dans la société. Vous l'avez peut-être aperçu chez Yves Calvi dont il est l'un des invités réguliers. Il n'en est pas à ses premiers pas politiques. Il avait été élu en 2010, conseiller régional d'Ile-de-France, mais sur la liste Europe-Ecologie. En plus de son profil d'expert, il incarne également l'ouverture politique. Il faut le savoir. Si le candidat d'ouverture peut avoir un domaine de compétence bien identifié, ce n'est pas plus mal.

4) Caroline Mecary, la militante associative

Cette avocate, qui a défendu de nombreuses associations LGBT est l'une des voix qui ont porté  dans les médias pendant de nombreuses années, la cause du mariage entre deux personnes du même sexe.  "Je veux que la gauche reste à Paris", explique-t-elle au magazine Yagg pour justifier sa candidature dans le XIV ème arrondissement.  Ce n'est pas une novice en politique. Elle avait été également élue conseillère régionale en 2010 en Ile-de-France sur les listes Europe-Ecologie. Elle avait souhaité devenir sénatrice en 2011. Les instances du parti n'avaient pas retenu sa candidature. "Pour l'instant, je suis dans la logique de m'interroger sur mon rôle dans ce parti et ce que je peux y faire", commentait-elle à l'époque. Visiblement, elle a achevé sa reflexion. Il faut le savoir. Le candidat d'ouverture est en général moins patient que le militant de base pour avoir sa place.

5) Ryadh Sallem, le sportif

Sur des listes électorales, il faut toujours un peu de muscles. En 2008, on trouvait la judokate Frédrique Jossinet ou le rugbyman Matthieu Blain, sur les listes du PS. Cette année, c'est Ryhad Sallem qui remplira le rôle du sportif. C'est un ancien joueur de l'équipe de France paralympique de basket.  Mais il pratique également le rugby en fauteuil et détient aussi un record du monde en relais 4 nages. Bref, un sportif accompli et un militant de la cause du handicap bien connu. "Ryhad a toujours su déjouer les tentatives de récupération politique", expliquait l'UMP Jean-François Lamour dans un article du Monde. Bonne pioche Jean-François. Il faut le savoir. Le candidat d'ouverture doit pouvoir raconter une belle histoire humaine, loin de la grisaille du politique standard.

6) Yamina Benguigui, la diva

C'est un peu méchant de résumer Yamina Benguigui à ce qualificatif. Mais la ministre, chargée de la francophonie est une femme spectaculaire. Et elle le sait. Elle rassemble sur sa seule personne tous les critères cités plus haut. Son poste au gouvernement lui donne un poids politique. Réalisatrice de fiction, elle appartient au monde de la culture. Réalisatrice de documentaires sociologiques sur la banlieue, elle peut être considérée comme une intellectuelle. Et elle est également, militante associative, via la boite de production qu'elle dirige.

Yamina Benguigui est une élue parisienne depuis 2008. Mais ses nombreuses activités ne lui permettent pas d'être toujours présente au conseil de Paris. Elle était l'une des adjointes les plus absentes. Il faut le savoir. Le candidat d'ouverture doit avoir un réseau derrière lui.




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