Cet article date de plus de 7 ans

Le canal de l'Ourcq ouvre la voix entre Paris et sa banlieue

Le département de Seine-Saint-Denis en route pour la conquête de ses territoires. Sa stratégie est de réhabiliter et redonner vie aux friches industrielles qui bordent le canal de l’Ourcq.
Le canal de l'Ourcq nouveau lien entre Paris et sa banlieue
Le canal de l'Ourcq nouveau lien entre Paris et sa banlieue © F3IDF

Le projet de Pavillons-sous-Bois est ambitieux : une passerelle pour relier les deux rives qui séparent la ville, afin d'accéder au nouveau collège situé au bord de l'eau. Le département a investi 2,7 millions euros pour ce projet. 

Reconquérir ses territoires, souvent en friche et redonner vie au Canal de l'Ourcq, à l'instars de pantin, Pavillons-sous-Bois a opté pour cette stratégie.
Une mairie annexe, une salle de sport, une future crêche, 400 logements et le nouveau lycée, la métamorphose de la ville est en bonne voix.

Depuis quelques années, le Canal de l'Ourcq vit une révolution. Son passé industriel offre des friches à réaménager tout au long du canal.

C'est à Pantin que tout a commencé avec la réhabilitation des Moulins de Pantin. Aujourd'hui, c'est un ancien bâtiment des douanes qui est prêt à accueillir 750 salariés dans la communication.

A proximité, 650 logements ont été construits tout près du port de plaisance.

Le canal de l'Ourcq est devenu le lien qui ouvre Paris à sa banlieue


durée de la vidéo: 01 min 59
NOUVELLE PASSERELLE CANAL 93

 

Historique
Le canal de l’Ourcq est un canal du Bassin parisien suivant dans un premier temps le cours de l'Ourcq, avant de s'en séparer à Mareuil-sur-Ourcq pour rejoindre directement le bassin de la Villette à Paris. Avec le canal Saint-Denis, le bassin de la Villette et le canal Saint-Martin, il constitue le réseau des canaux parisiens, long de 130 km et qui appartient à la ville de Paris. Sa construction débute en 1802 et s'achève en 1825. Il fait l'objet par la suite de plusieurs remaniements notamment l'ajout de cinq écluses, d'une usine alimentant le canal en eau à Trilbardou et l'élargissement du gabarit sur les onze premiers kilomètres.
À l'origine, le canal a pour premier objectif d'alimenter Paris en eau potable ; aujourd'hui, son utilisation est réservée à la voirie. Jusque dans les années 1960, il est parcouru sur toute sa longueur par les flûtes d'Ourcq, péniches adaptées au petit gabarit de la plus grande partie du canal. Depuis 1962, seuls les onze premiers kilomètres, entre la bassin de la Villette et Aulnay-sous-Bois, exempts d'écluses, sont ouverts au trafic commercial : environ un million de tonnes sont transportées chaque année par des péniches dont le port en lourd ne peut excéder 400 tonnes. Au-delà, le canal, dont la profondeur est désormais de 80 cm, est dédié à la plaisance. Le canal de l'Ourcq est également utilisé depuis sa création pour alimenter en eau les canaux Saint-Martin et Saint-Denis. Depuis la fin des années 1990, les abords du canal situés dans l'agglomération parisienne sont réhabilités et aménagés pour en faire un axe vert ouvert aux activités de loisir tels que le cyclotourisme et la randonnée pédestre.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement aménagement du territoire