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Echec scolaire : “ça commence très tôt et surtout chez les pauvres”, confirme une nouvelle enquête

© BeneluxPix/MaxPPP
© BeneluxPix/MaxPPP

Les familles de milieux défavorisés, dont les enfants sont scolarisés en zone d'éducation prioritaire, sont moins armées pour répondre aux exigences de l'école que les autres, selon le baromètre annuel Trajectoires/Afev publié à l'occasion de la 7e Journée du refus de l'échec scolaire.

Par Christian Meyze

L'enquête de l'AFEV (Association de la Fondation Etudiante pour la ville, qui organise pour la 7ème année la journée du refus de l'échec scolaire) confirme, comme toutes les enquêtes précédentes, que l'échec scolaire est d'abord une question de milieu social d'origine et qu'il apparaît très tôt.

L'étude a été réalisée auprès de 633 enfants de classes de CM1 et CM2 scolarisés dans des écoles des quartiers de l’éducation prioritaire et des écoles de centre-ville ou d’autres quartiers aux indicateurs socio-économiques plus favorables. Elle analyse et compare les pratiques familiales : sport, activités artistiques, occupation des week-end, départs en vacances, temps passé devant un écran, présence à domicile ou non de livres,disponibilité des parents, etc.
Pour chacun des chapitres comparés, l'avantage va aux familles les plus favorisées. Ainsi par exemple, les enfants des quartiers d'éducation prioritaires font moins de sport ou d'activités artistiques. Les mêmes disposent beaucoup moins souvent de livres à la maison. Et ce sont les mêmes encore qui vont au centre commercial ou au fast-food le week-end quand les autres partent en balade à la campagne.

Bien sûr, les résultats confirment que dans les familles des quartiers d'éducation prioritaire les fratries sont plus nombreuses, les parents moins disponibles ou moins à même d'assurer du soutien scolaire pour leurs enfants. Pour autant, dit l'étude, malgré ces différences, les enfants se sentent plutôt comme les autres à l'école. Ils aiment l'école dans les mêmes proportions que les autres et se sentent comme les autres, ni meilleurs ni moins bons.

Et lorsqu'on les interroge sur le collège, les enfants issus des quartiers d'éducation prioritaires voient leur avenir avec optimisme, considérant qu'ils sont comme les autres.

>>>Voir l'intégralité de l'enquête AFEV/Trajectoires ci-dessous

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