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Sentiment d'insécurité des femmes dans les transports, des propositions en juin

La secrétaire d'Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard, a annoncé samedi que des propositions "concrètes" seraient faites en juin pour lutter contre le sentiment d'insécurité des femmes dans les transports en commun.
© Didier Morel/France3 Paris
"Nous mettons au point un dispositif pour qu'à l'horizon du mois de juin, nous puissions avoir des propositions concrètes en concertation avec les transporteurs sur l'ensemble de la France pour faire reculer ce sentiment d'insécurité" dans les transports, a déclaré Pascale Boistard lors d'une "marche exploratoire" menée gare du Nord à Paris, à la veille de la journée internationale des femmes.

Prévues dans le dernier plan de lutte contre les violences faites aux femmes, les marches exploratoires, initiées dans les années 1990 au Canada, sont menées par des groupes de femmes pour réaliser un diagnostic de terrain dans des lieux et transports où persiste un sentiment d'insécurité. A leur issue, des propositions de changements et d'améliorations sont faites aux élus.

La secrétaire d'Etat aux Droits des femmes a affirmé "auditionner des associations", avec les ministères de l'Intérieur et des Transports, depuis décembre dernier afin de répondre au sentiment d'insécurité "alors que les chiffres de violences ou d'actes de violence et d'incivilités" reculent "depuis trois ans".

"Aucune violence n'est acceptable", y compris les "propos et attitudes sexistes qui peuvent se dérouler parfois dans les transports", a-t-elle insisté ajoutant qu'"une campagne de communication forte" serait également menée pour "mobiliser" la "société entière" sur cette "question de citoyenneté".

"Dès qu'on travaille sur le bruit, le confort, la propreté et les règles de civilité, le sentiment d'insécurité baisse", a pour sa part expliqué Stéphane Volant, secrétaire général de la SNCF, qui présentait de nouvelles rames "plus spacieuses, mieux éclairées" et équipées d'un système de vidéo-protection embarquée circulant dans le Val d'Oise.

Des bornes d'urgence en gare et dans les trains ainsi qu'un numéro de secours, le 31 17, existent "en cas d'agressions ou d'accidents dont les clients peuvent être victimes ou témoins", a-t-il rappelé.

Le numéro d'urgence 31 17 sur lequel répondent "des personnes spécialement formées" pour identifier au plus vite le type de problème en cours et sa localisation, devrait être décliné en format SMS courant 2015, a annoncé le secrétaire général de la SNCF, car "quand on assiste de près à une agression, on ne peut pas forcément appeler".

En outre, le groupe de travail "SNCF au féminin", composé d'employées du groupe réfléchissant à l'amélioration des conditions de voyage des femmes au quotidien, a préconisé la poursuite des marches exploratoires, menées depuis près de trois ans par la compagnie ferroviaire, et la mise en place de réseaux de femmes voyageant ensemble aux mêmes horaires.
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