Conseil départemental de l'Essonne : François Durovray préféré à Georges Tron

François Durovray, le maire de Montgeron sera élu jeudi président du Conseil départemental de l’Essonne. / © DR
François Durovray, le maire de Montgeron sera élu jeudi président du Conseil départemental de l’Essonne. / © DR

Les élus UMP et UDI du conseil départemental de l'Essonne ont désigné leur candidat pour briguer la présidence du département. Ce sera François Durovray, maire de Montgeron. Georges Tron a été écarté. Il annonce néanmoins ce lundi soir 30 mars qu'il sera candidat malgré tout.

Par Daïc Audouit et William Van Qui

La joie a été de courte durée pour Georges Tron. "La plus belle victoire de sa carrière", expliquait-il hier soir. Après une campagne polluée par ses démêlés judiciaires, le maire de Draveil pensait avoir acquis auprès des électeurs la légitimité pour prendre la tête du département de l’Essonne. Ce matin, il a sans doute vécu la défaite la plus amère. Lâché par les siens.

Réunion de groupe ce lundi matin à 11 heures à l’hôtel du département à Evry. Les 30 élus de droite issus des urnes sont présents. Quelques minutes plus tard ils ne sont déjà plus que 28. Les deux élus de Debout La France (le parti de Nicolas Dupont-Aignan) ne sont pas les bienvenus.

La réunion à huis clos doit départager les deux postulants à la présidence du département : Georges Tron donc, et François Durovray, le maire de Montgeron.
Le contexte est tendu. Les deux rivaux ne s’apprécient guère. Chacun prend la parole devant le groupe, expose ses arguments, répond aux questions. Puis l’on procède au vote. A bulletins secrets. Les partisans de Durovray l’ont demandé et obtenu. Ils veulent éviter « d’amicales pressions ».

Les partisans de Georges Tron sont confiants. Franck Marlin, le député-maire d’Etampes est de ceux là. « Georges a été bon. Il a convaincu. L’Essonne a besoin d’un chef. Georges a toutes les qualités ».
Quelques minutes plus tard, le couperet tombe. 1 vote blanc. 15 voix pour François Durovray. 12 pour Georges Tron. Les soutiens du maire de Draveil sont incrédules. « Je ne comprends pas. C’est bizarre. » murmure Jean-Pierre Bechter. Le secret du vote a donc réservé une surprise.

Commentaire de Georges Tron : « J’ai été pénalisé par mon affaire. Je peux comprendre que certains aient eu des doutes. Je les laisse avec leurs doutes. » Lui-même a un autre rendez-vous dès mercredi (1er avril) sur le terrain judiciaire. La Cour de cassation confirmera ou non son renvoi aux assises pour viol.

Jeudi 2 avril, François Durovray, 44 ans, UMP, proche de Valérie Pécresse succèdera donc officiellement au socialiste Jérôme Guedj à la tête du Conseil départemental de l’Essonne.

Ce lundi soir 30 mars, pourtant, Georges Tron annonce son intention d'être candidat à la présidence jeudi 2 avril, coûte que coûte.

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