Aïcha, 25 ans, conseillère financière et apprentie : être "en phase avec le réel"

L'apprentissage, ça ne concerne pas seulement les métiers manuels. Aïcha Lechkhab conseillère financière en apprentissage peut en témoigner. A 25 ans, la jeune femme a choisi de s'orienter vers cette voie d'accès au marché du travail.
Aïcha Lechkhab, 25 ans, conseillère financière en apprentissage à La Banque postale.
Aïcha Lechkhab, 25 ans, conseillère financière en apprentissage à La Banque postale. © Anne-Sophie Maille
"L'apprentissage, on ne nous en parle pas vraiment, durant les études", déplore Aïcha, avec du recul. Conseillère financière en puissance à La Banque postale, depuis février dernier, c'est cette voie d'accès à l'emploi qu'elle a fini par choisir. Mais, au départ, rien n'était évident pour la jeune femme.

En phase avec "le réel"

Un bac en poche, puis des études de sociologie... Aïcha n'avait pas forcément l'envie de poursuivre dans cette voie. Et dans l'enseignement supérieur "classique", pas ce rapport "avec le réel" qu'offre l'apprentissage. En commençant les études supérieures, "j'ai suivi la voie qu'on m'avait indiquée", explique la jeune femme, qui a eu une expérience d'un an dans le commerce.

Car non, l'apprentissage ne concerne pas que les métiers manuels. On peut être apprenti-boucher, apprenti-patissier, apprenti-maroquinier... Et apprenti-financier.

Finalement, c'est cette voie qu'a choisie Aïcha. "Ce sont des amis qui m'ont parlé de cette formation. Je me suis dit : 'Pourquoi pas !'" A 25 ans, Aïcha navigue ainsi depuis deux mois entre l'agence de La Banque postale Convention, dans le 15ème arrondissement, où elle travaille ; l'école de la banque et du réseau et Formaposte, le centre de formation des apprentis des métiers de La Poste, où elle étudie.

J'ai enfin trouvé une formation qui me convient. C'est valorisant.

De la théorie, de la pratique... Durant cette année de formation, "on peut faire ses preuves", apprécie-t-elle. Chaque jour, l'apprentie travaille "en doublure" avec un conseiller financier plus aguerri. Pas encore d'habilitation pour la jeune femme, mais des prises de rendez-vous, des réponses à apporter aux clients, et des propositions financières à soumettre.

"Vivre le métier, c'est important. J'ai des questions ? Je peux les poser directement dans le cadre professionnel", explique-t-elle. "J'ai enfin trouvé une formation qui me convient. C'est valorisant."

Etudiante et salariée

Mais alors, Aïcha se sent-elle encore étudiante ou déjà salariée ? La jeune femme semble avoir déjà endossé l'habit de conseillère. "C'est mon travail d'aujourd'hui et de demain." Et pour cause : une proposition de poste devrait lui être faite, une fois son diplôme validé, en février prochain.
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