Bons réflexes, trains bondés… Comment lutter contre les malaises, source de ralentissements dans le métro et le RER ?

Un RER bondé lors de la grève du 13 septembre contre la réforme des retraites. / © Le Pictorium/Maxppp
Un RER bondé lors de la grève du 13 septembre contre la réforme des retraites. / © Le Pictorium/Maxppp

La RATP lance une campagne de prévention dans le métro parisien et le RER, pour sensibiliser les voyageurs aux bons réflexes et aider à limiter les perturbations. L’opération n’insiste ceci dit pas sur les rames bondées, pourtant source importante de malaises.

Par France 3 Paris IDF

Vertiges à bord d’une rame, fatigue, coup de chaud… Chaque jour, on compte en moyenne d’après la RATP une dizaine de malaises de la part de voyageurs sur l’ensemble du réseau, sources d’importants ralentissements sur certaines lignes. 98 % des cas sont « légers », donc sans gravité pour la victime. Une campagne est donc lancée cette semaine pour favoriser une meilleure prise en charge du phénomène, jusqu’au mercredi 9 octobre.
Si les malaises sont un « sujet de sécurité voyageur » pour la RATP, ils représentent aussi une cause importante de perturbations. L’idée est donc de limiter leur impact : les retards en cas d’incident dans une rame peuvent aller jusqu’à 45 minutes si le train est contraint à l’arrêt complet. L’utilisation du signal d’alarme par les passagers – qui « contrairement aux idées répandues (…) n’est pas adaptée » – est souvent impliquée.

Ne surtout pas tirer le signal d'alarme, contrairement aux idées reçues

Le but est donc de « faire de la pédagogie sur la meilleure façon d’appréhender un malaise que l’on soit sujet ou témoin », en sensibilisant les voyageurs « aux bons réflexes à adopter en cas de malaise léger ». Ce jeudi matin dans une dizaine de stations, des agents distribuent ainsi des livrets de prévention, des graines et des fruits secs. Objectif : expliquer que, souvent, se nourrir et se désaltérer peut aider les victimes à éviter le malaise.

« Dès les premiers signes », la RATP conseille par ailleurs de « descendre du train dès que possible, de se rendre à la station suivante où il y aura davantage d’air et d’espace » : « Une fois à quai, si le malaise persiste, le voyageur ou celui qui l’accompagne pourra solliciter l’aide d’un agent RATP via les bornes d’appel présentes sur chaque quai. L’agent RATP sera en mesure d’appeler les secours si nécessaire, de les guider à l’endroit où se trouve la personne, et prévoir éventuellement un périmètre de sécurité autour d’elle. »

La saturation des rames, une source de malaises peu évoquée par la RATP

Il est aussi, pour rappel, déconseillé d’utiliser le signal d’alarme, dont l’utilisation est « réservée aux cas d’extrême urgence menaçant la sécurité des voyageurs (voyageurs sur les voies, agressions physiques, voyageurs coincés dans les portes au départ du train…) ». Problème supplémentaire : l’arrêt complet du trafic « peut à son tour provoquer des surincidents dans les trains qui le suivent ».
A noter que, avec sa campagne, la RATP n’insiste pas sur l’une des causes principales des malaises : les conditions de transport et l’entassement des passagers dans les rames par exemple sur la ligne 13 ou dans le RER B, la nouvelle bétaillère. Pour ce qui est du métro, neuf lignes sur 14 sont saturées – c’est-à-dire avec des trains occupés à plus de 100 % de leur capacité – aux heures de pointe.
 

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