Accident mortel sur un chantier de la SNCF en Essonne : le point sur l'enquête

Un ingénieur âgé de 55 ans est mort dimanche 25 juillet, enseveli par un éboulement dans un chantier de forage à Massy-Palaiseau, dans l'Essonne.
Des agents de sécurité à la gare de Massy-Palaiseau après le tragique accident du 25 juillet.
Des agents de sécurité à la gare de Massy-Palaiseau après le tragique accident du 25 juillet. © SAMEER AL-DOUMY / AFP

Victime d'"un affaissement de terrain lors d'une tournée sur le chantier en cours", ce cheminot âgé de 55 ans et père de deux enfants était cadre et pilote d'opération à la direction de la modernisation du réseau, précise la direction de la SNCF dans une note interne, où le PDG du groupe, Jean-Pierre Farandou, dit sa "vive émotion" et présente des condoléances "au nom de l'entreprise".

Une enquête judiciaire a été ouverte pour rechercher les causes de la mort de cet ingénieur de SNCF Réseau, enseveli dimanche par l'éboulement d'un chantier de forage à proximité des voies, sur le chantier d'un pont à Massy-Palaiseau.

Cet accident mortel avait entraîné l'interruption du trafic des TGV dimanche en fin d'après-midi entre la gare de Paris-Montparnasse et le Sud-Ouest.

Remplacer deux ponts

Ce chantier doit permettre de remplacer deux points vieux d'un siècle. "Montrant des signes de vétusté, le renouvellement de ces ponts contribuera  à l’amélioration du système ferroviaire et la qualité de transport des voyageurs. Il permettra également l’accueil  de nouveaux trains plus rapides, plus performants et plus capacitaires avec une meilleure régularité. À terme, les nuisances sonores et vibratoires pour les riverains seront réduites", explique la RATP. Ils doivent notamment permettre d'accueillir les nouvelles rames du RER B.

Des travaux d'ampleur ont d'ailleurs lieu sur la ligne et notamment sa branche sud. Aucun train ne circule entre les gares des Baconnets et celle de Massy-Palaiseau jusqu'au 11 août. L'accident ne devrait pas changer ce calendrier.

La sécurité : "une priorité absolue" 

"La famille cheminote est une nouvelle fois endeuillée", après ce "tragique accident", regrette ainsi dans un communiqué la CGT-Cheminots, dont les "premières pensées vont à la famille et aux proches de la victime".

"La sécurité des personnels et des circulations doit demeurer une priorité absolue. Cela passe par une maîtrise publique du réseau, avec des personnels formés et appliquant des règles strictes de sécurité", ajoute le syndicat, qui "mettra tout en œuvre pour que la lumière soit faite sur les circonstances" de cet accident.

"Cet accident rappelle, s'il en est besoin, la dangerosité de nos métiers", relève de son côté SUD-Rail, qui "a appris avec tristesse" ce "tragique décès" et "présente ses sincères condoléances" à la famille, aux proches et collègues du cheminot disparu.

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