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Essonne : une enquête ouverte après la mort d'un nouveau-né aux urgences de Dourdan

Le personnel d'un hôpital (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP
Le personnel d'un hôpital (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP

Une enquête a été lancée ce mardi 14 novembre, après la mort d’un nourrisson aux urgences de l'hôpital de Dourdan, en Essonne. Un drame qui survient dans une commune sans maternité depuis trois ans.

Par Pierre De Baudouin

Les circonstances du drame restent encore à préciser. Après la mort d’un nouveau-né à l’hôpital de Dourdan dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 novembre, dont la mère venait d’être admise aux urgences, l'agence régionale de santé d'Île-de-France a décidé de lancer une enquête.

Le décès du nourrisson pourrait en effet être lié à d’« éventuels dysfonctionnements » selon l’ARS, qui a lancé l’inspection en se basant sur les premiers éléments recueillis auprès du SAMU de l’Essonne.
 

L’enfant est né en arrêt cardio-respiratoire

La question principale en suspens, selon l’ARS : pourquoi la mère, admise sur le point d’accoucher, a-t-elle été orientée vers un service d'urgences plutôt que vers une maternité ?

Avant le drame, ce sont en fait les pompiers qui ont pris en charge la femme, avant de la transporter au centre hospitalier de Dourdan. Aux urgences, le nourrisson est né en arrêt cardio-respiratoire, mardi en début de matinée selon la préfecture de l’Essonne. Et ce, malgré les tentatives de réanimation réalisées par les secours et le médecin.

Pour ce qui est des secours, une source du Service départemental d'incendie et de secours de l’Essonne a assuré à l’AFP que « du côté des pompiers, tous les protocoles ont été respectés » :

Il n'y a pas de maternité à Dourdan donc les pompiers se sont dirigés vers le CH [centre hospitalier] le plus proche.

La maternité de la commune, fermé il y a trois ans

A Dourdan, où vivent 10.000 habitants, la maternité a en effet fermé en 2015.

Le centre hospitalier Sud-Essonne (CHSE), auquel était rattaché le site, avait invoqué à l'époque un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui pointait « la fragilité » des équipes médicales. Le rapport préconisait alors un regroupement des naissances à l'hôpital d'Étampes, le second site du CHSE, éloigné de 30 km.

Fin 2013, avant la fermeture donc, la maternité avait par ailleurs dû arrêter son activité pendant près de trois mois après la mort d'un autre nourrisson.

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