L'affaire des meurtres de l'Essonne rebondit: un homme s'accuse de 2 des 4 meurtres

Yoni Palmier, détenu pour 4 meurtres commis avec la même arme dans l'Essonne entre novembre 2011 et avril 2012, a reçu en juillet dernier un courrier d'un homme s'accusant de deux des meurtres et disant l'avoir manipulé

La lettre, remise au juge d'instruction le 10 août, a été envoyée à Yoni Palmier à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), où il est détenu.
L'homme, dont Yoni Palmier avait déjà parlé aux enquêteurs, raconte dans cette lettre les quatre meurtres. Il s'accuse de deux d'entre eux, et dit avoir fait
commettre les deux autres par des amis.
Il donne, selon une source judiciaire, des détails précis sur les meurtres, qui correspondent aux faits.

Par ailleurs,selon les mêmes informations, le dossier du premier meurtre, pour lequel Michel Courtois avait été détenu avant d'être remis en liberté en juin
dernier, a été joint à celui des trois autres meurtres.

Yoni Palmier, qui continue à clamer son innocence, est mis en examen pour les 4 meurtres, Michel Courtois l'est toujours pour le premier, commis en novembre 2011 à Juvisy-sur-Orge (Essonne). Aucun lien n'a été établi entre les deux hommes.
Michel Courtois nie avoir tué la première victime, Nathalie Davids, une laborantine de 35 ans avec qui il avait entretenu une relation amoureuse. Elle avait été retrouvée morte le 27 novembre 2011 dans le parking de son immeuble, à Juvisy-sur-Orge. Interpellé mi-avril, Yoni Palmier, 33 ans, a également été mis en examen pour cet assassinat, ainsi que pour les trois suivants, tous perpétrés avec le même pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm: ceux de Jean-Yves Bonnerue, 52 ans (le 22 février à Juvisy-sur-Orge), Marcel Brunetto, 81 ans (le 17 mars à Ris-Orangis) et Nadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans (le 5 avril à Grigny).
Lors des trois derniers crimes, Michel Courtois se trouvait sous les verrous.