Le 12 juillet 2013, la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge

Près de 9 ans après la catastrophe de Bretigny-sur-Orge qui a fait 7 morts et 300 blessés, la SNCF et un cheminot comparaissent lundi devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes pour homicides involontaires et blessures involontaires. Retour sur cette tragédie avec la journaliste dessinatrice Elisabeth de Pourquery.

12 juillet 2013. Il est 16h53. Le train corail Intercités n°3657 part de la gare d’Austerlitz. Direction la gare de Limoges-Bénédictins, où il doit arriver à 20h05 après un passage par Châteauroux.

Le train transporte à son bord 385 passagers.

Après une vingtaine de minutes, le train rentre en gare de Brétigny-sur-Orge (dans l’Essonne) à une vitesse de 137 km/h. Il ne dessert pas cet arrêt.

A Bretigny, des voyageurs patientent sur les quai du RER C.

Une fraction de secondes après son entrée en gare, le train Paris-Limoges déraille alors qu’il passe sur la voie numéro 1 et percute le quai de la gare.

Les secours (Sécurité civile, pompiers, agents SNCF et RATP, etc…) sont immédiatement dépêchés sur place.

Sept personnes sont tuées dans ce déraillement. Près de 300 autres sont blessées. Parmi les victimes, des voyageurs qui attendaient le RER C et qui ont été fauchés par le déraillement du train.

Il s’agit de l’une des pires catastrophes ferroviaires survenues en France lors de ces vingt dernières années.

A l’origine de l’accident, une éclisse, une pièce de métal reliant deux rails, s’est décrochée au passage du train et a fait sortir les wagons des rails.

Des plaques commémoratives ont été apposées devant les gares de Brétigny-sur-Orge et de Limoges, rendant hommage aux victimes de l'accident.

Enquête et procès

L'enquête a été longue, plus de cinq années et compliquée. Le procès de la catastrophe s'ouvre enfin ce lundi 25 avril. Il durera jusqu’au 17 juin. La SCNF en tant que personne morale et un cheminot comparaissent devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes pour homicides involontaires et blessures involontaires. 

Les audiences se tiendront dans la salle des assises du tribunal, dont le box des accusés sera démonté pour rappeler "qu’on ne juge pas une affaire criminelle", explique Caroline Nisand, procureure de la république d’Évry.