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Un ex-éducateur jugé pour viols et agressions sur mineurs dans l'Essonne

Créé en 1971, ce centre composé de 11 pavillons et d'une maison commune au sein d'un parc boisé, accueille des jeunes de 2 à 18 ans placés sous la responsabilité d'éducateurs, dans le cadre de la protection de l'enfance. / © France 3 Paris
Créé en 1971, ce centre composé de 11 pavillons et d'une maison commune au sein d'un parc boisé, accueille des jeunes de 2 à 18 ans placés sous la responsabilité d'éducateurs, dans le cadre de la protection de l'enfance. / © France 3 Paris

Un ex-éducateur est jugé à partir du mardi 4 mars 2014 devant la Cour d'assises de l'Essonne pour viols et agressions sexuelles sur une vingtaine de mineurs, dont la plupart étaient des enfants placés par la justice dans un centre d'accueil de l'Essonne.

Par Mathilde Riou

Adrien M., âgé de 31 ans, avait été dénoncé en mai 2011 par un enfant de 12 ans dont il avait la charge, au Village d'enfants de la commune de Villabé (Essonne), un lieu d'accueil pour enfants victimes de maltraitance ou de négligences graves.
Interpellé le soir-même sur son lieu de travail, il admettait avoir caressé certains enfants mais niait les avoir agressés, affirmant ne pas les avoir contraint à faire ce qu'ils ne voulaient pas.
La police a identifié dans un premier temps cinq victimes, des garçons de dix à quatorze ans, placés dans le Village d'enfants. L'enquête a finalement révélé l'existence de plus de vingt victimes, filles et garçons confondus, de 2002 à avril 2011, dont un cousin de l'accusé.
Originaire de Seine-et-Marne, l'animateur travaillait depuis moins de deux ans dans l'établissement de Villabé, qui accueille une soixantaine d'enfants, dont des fratries.
Créé en 1971, ce centre composé de 11 pavillons et d'une maison commune au sein d'un parc boisé, accueille des jeunes de 2 à 18 ans placés sous la responsabilité d'éducateurs, dans le cadre de la protection de l'enfance.
Les faits se seraient souvent déroulés dans le pavillon de l'animateur ou dans le salon du centre.
Contactée par l'AFP, la fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants, qui s'est portée partie civile, évoque une "trahison". "Nous sommes du côté des victimes, et victimes nous- mêmes", explique-t-on à la fondation, où "le choc et le traumatisme sont très forts".
Joint par l'AFP, l'avocat de la défense, Me Eric Dupond-Moretti, absent du procès représenté par un membre de son cabinet, n'a pas souhaité s'exprimer. Le procès se tient à huis clos.

>> Le rappel des faits avec Bruno Lopez

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