Après trois mois de grève, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles se rassemblent devant le siège d'Accor

Les grévistes se sont rassemblés devant le siège d'Accor après trois mois de combat. / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Les grévistes se sont rassemblés devant le siège d'Accor après trois mois de combat. / © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Les femmes de chambre en grève de l'hôtel Ibis Batignolles, situé à Paris, ont manifesté ce jeudi devant le siège d’Accor, à Issy-les-Moulineaux. Elles demandent la fin de la sous-traitance du nettoyage et, à travail égal, les mêmes droits que les personnels du groupe.

Par France 3 Paris IDF / AFP.

Le mouvement dure depuis déjà trois longs mois. Une vingtaine de femmes de chambre de l'hôtel Accor Ibis Batignolles, en grève depuis le 17 juillet dernier, se sont rassemblées ce jeudi devant le siège social du groupe, à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine.
Le mouvement s’oppose à la sous-traitance du nettoyage de l'hôtel parisien à la société STN, et réclame une hausse des rémunérations. Objectif : obtenir les mêmes conditions de travail que celles dont bénéficient les employées du groupe Accor. « Nous sommes ici parce que nous voulons que les personnels d'Accor connaissent nos conditions de travail », explique d’ailleurs Rachel Keke, employée depuis 2003 par la STN, dénonçant des « cadences infernales » et exigeant un « contrat direct avec Accor ».

Une manifestation le 31 octobre

D’après Aboubacar Traoré, délégué syndical CGT des Hôtels de Prestige et économiques (HPE), aucune réponse « aux revendications n'a été apportée ». Il juge « inadmissible » de ne pas avoir « une négociation sérieuse pour sortir de ce conflit ». Il s'agit selon lui, à travail égal, « d'obtenir les mêmes droits que les personnels du groupe Accor ».
De son côté, STN a installé une pointeuse dans l'établissement à la demande des femmes de chambre, fin juillet. L’entreprise a par ailleurs proposé une revalorisation des salaires et du panier de repas, jugée ceci dit insuffisante par les grévistes. Le mouvement continue, donc : le syndicat CGT-HPE annonce des actions comme l'occupation de halls d'hôtel de luxe du groupe Accor et une manifestation « pour mettre en lumière les invisibles de la sous-traitance » le 31 octobre prochain.

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