À Boulogne-Billancourt, l'esport se met à la portée des plus jeunes

La mairie de la commune organise depuis juillet des stages d'initiation à la pratique pour apprendre aux enfants à avoir les bons réflexes et les bons comportements lorsqu'ils jouent aux jeux vidéo.

Dix enfants de 8 à 12 ans sont présents deux fois par semaine.
Dix enfants de 8 à 12 ans sont présents deux fois par semaine. © France 3 Paris Ile-de-France
La bouche masquée, mais les yeux bien ouverts. Dix enfants de 8 à 12 ans ont participé à une initiation à l’esport à Boulogne-Billancourt ce mercredi après-midi. Deux heures de découverte avec au programme des jeux comme FIFA, Mario Smash Bros, Fortnite ou Trackmania. La mairie organise ces stages deux fois par semaine depuis le mois de juillet.

Et les enfants semblent ravis. Basile, 9 ans, vient pour la première fois. "Je fais un jeu de course très difficile. Il y a des trucs qu’il faut esquiver, des fois c’est difficile", raconte le jeune garçon, le regard rivé sur son écran. Mais la difficulté ne l’empêche pas d’apprécier : "Ça me plaît parce que tu vois plein de télés partout ! C’est bien. Je joue et quand je n’arrive pas, je peux appeler des personnes et on peut m’aider".
Basile reçoit l'aide d'un des animateurs du centre de loisirs
Basile reçoit l'aide d'un des animateurs du centre de loisirs © France 3 Paris Ile-de-France

Les bons réflexes à adopter

Le groupe d’enfants est en effet encadré par des animateurs de la ville de Boulogne-Billancourt. Ils ont été formés par des joueurs du club professionnel Game Ward. L’enjeu du stage : susciter pourquoi pas des vocations, mais surtout enseigner les bons gestes aux enfants. Et ainsi, rassurer les parents sur la pratique d’un sport qui peut susciter une certaine forme d’addiction.

"L’esport ça ne se fait pas n’importe comment, il faut un encadrement, pose Gaëtan Godin, coach pour la structure Game Ward. Il faut regarder si les enfants sont bien installés sur les chaises, Il faut aussi faire des pauses régulières, toutes les 45 minutes. Le cerveau a besoin d’oxygène et de faire des ré acclimatations au niveau de la vue".

On a passé un partenariat. On accompagne l’équipe professionnelle dans son championnat. Et en contrepartie, elle vient former nos animateurs et accompagner nos jeunes dans la pratique de ce sport

Pascal Louap, maire-adjoint de Boulogne-Billancourt

Et ces bons réflexes s’accompagnent également d’une nutrition saine et équilibrée. Pas de fast-food, de soda, hydratation régulière, on ne rigole pas avec l’esport ! La séance ne doit d’ailleurs pas durer plus de deux heures.

Le dispositif a permis d’initier 250 enfants depuis le mois de juillet. La mairie en fait un bilan très positif. "C’est le premier centre d’esport amateur de France, se félicite Pascal Louap, maire-adjoint. On a la chance à Boulogne-Billancourt d’avoir une équipe professionnelle d’esport. On a passé un partenariat. On accompagne l’équipe professionnelle dans son championnat. Et en contrepartie, elle vient former nos animateurs et accompagner nos jeunes dans la pratique de ce sport".
Camille affronte un jeune camarade sur FIFA
Camille affronte un jeune camarade sur FIFA © France Paris Ile-de-France
Camille s’amuse à déambuler dans la salle du centre de loisirs. Dix ordinateurs et deux télévisions y sont installés. Distanciation sociale oblige, une ordinateur sur deux est à l’arrêt. Mais Camille a opté pour jouer à la console. Elle affronte ses camarades sur FIFA puis Mario Smash Bros. "Il faut essayer de ne pas tomber. C’est trop bien. Il y a plein de jeux vidéo qu’on peut essayer qu’on n’a pas à la maison", témoigne la fillette de 9 ans qui espère déjà revenir.
durée de la vidéo: 01 min 28
L'esport se met à la portée des plus jeunes ©France 3 Paris Ile-de-France
Que Camille se rassure, elle aura l’occasion de revenir jouer. La commune a déjà décidé de prolonger le dispositif. Des sessions seront organisées chaque mercredi dans les centres de loisirs de Boulogne-Billancourt.
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