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Hauts-de-Seine – Une femme battue expulsée parce qu'elle troublait la tranquillité de ses voisins

Une femme de 37 ans a été expulsée par la justice de son logement car ses voisins lui reprochaient de faire trop de bruit lorsqu'elle était battue. / © France 3 Paris - Île-de-France
Une femme de 37 ans a été expulsée par la justice de son logement car ses voisins lui reprochaient de faire trop de bruit lorsqu'elle était battue. / © France 3 Paris - Île-de-France

Une affaire à peine croyable. Une femme de 37 ans a été expulsée par la justice de son logement et doit déménager avec ses 2 enfants. La raison: elle est accusée par ses voisins de troubler leur tranquillité et de faire trop de bruit.

Par Emmanuelle Hunzinger avec MT

Les premiers cartons sont déjà prêts. Le 12 septembre, Elodie doit quitter son appartement qu'elle occupe depuis 2 ans. Elle est expulsée. Raison invoquée par le juge d'instance : troubles du voisinage. Des cris, des disputes, signalés par des voisins exaspérés d'entendre cette mère de famille, victime de violence conjugale.

"Un jour, le 30 mars, il a commencé à me parler très mal, à m'insulter et il a commencé à me taper avec des claques sur les cuisses, il m'a donné des coups sur le visage", raconte la victime.

Elodie porte plainte au commissariat de la Garenne-Colombes à deux reprises. Son compagnon est placé en garde à vue. Dans son immeuble, aucun voisin ne lui vient en aide. "Ce 30 mars, personne n'est venu, personne n'a frappé à la porte. Je criais parce que j'essayais de dire à l'aide."
 

Le compagnon a déménagé

Aujourd'hui, elle ne comprend pas la décision du juge. D'autant plus que son concubin violent n'habite plus le domicile conjugal. Incompréhensible également pour son avocate. "L'expulsion est fondée sur les bruits. A partir du moment où l'on constate que Monsieur est parti, il n'y a plus de bruits. S'il n'y a plus de bruit, il n'y a plus de motif d'expulsion. Selon moi, le juge aurait dû ordonner un renvoi dans cette affaire pour vérifier si Monsieur était effectivement parti", affirme Maître Migueline Rosset, avocate.

La procédure d'expulsion se poursuit. L'avocate a fait appel de la décision de justice. Elodie aimerait être relogée par son bailleur I3F avec qui elle n'a que peu de contacts. De son côté, l'office HLM affirme travailler à une solution de relogement et en faire une priorité.
 

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