En Île-de-France, le mal-logement progresse toujours

Dans son rapport, la Fondation Abbé Pierre dénonce une nouvelle fois la situation du mal-logement en Île-de-France / © F3
Dans son rapport, la Fondation Abbé Pierre dénonce une nouvelle fois la situation du mal-logement en Île-de-France / © F3

La situation du logement en Île-de-France est particulière. Le niveau de vie des Franciliens est élevé, mais l'on compte dans la région plus de ménages pauvres et de logements chers que partout en France.

Par France 3 IDF / EB

La proportion de ménages pauvres en Île-de-France a augmenté deux fois plus vite en France métropolitaine entre 2004 et 2012", constate la Fondation Abbé Pierre dans son rapport régionale.

Plus de mal logés en Île-de-France, qu'ailleurs


Sur les 4 millions de personnes mal logées que compte le territoire, "1,2 million vivent dans la région la plus riche de France", résume la Fondation, qui demande la construction de logements accessibles et la mise à disposition de logements sociaux. 
Problématique du mal-logement dans la région Île-de-France

Le revenu moyen des ménages atteint 4.117 euros par mois en Ile-de-France. Mais la région, qui rassemble 18,2% de la population française, concentre également 33% des habitants en bidonvilles, près de 34% des demandes d'HLM et 41% des expulsions locatives effectives, selon la Fondation, pour qui ces indicateurs, sont "alarmants". 

Un budget logement qui a doublé pour les plus pauvres


Avec l'augmentation des loyers, les ménages pauvres du parc privé ont dû multiplier par deux la part de leurs ressources consacrées au logement (40,8% en 2013 contre 20,1% en 1988). Quelque 19% des franciliens se déclarent en difficulté de paiement à la fin du mois, même si seulement 5% des ménages se retrouvent en situation d'impayés.

Plus d'explusions qu'ailleurs

    
L'Île-de-France est la région la plus touchée par les expulsions : elle totalise 26% des décisions de justice prononçant l'expulsion et 41% des expulsions effectives du territoire national, selon le rapport. De fortes disparités existent également chez les propriétaires. "En quarante ans, alors que les revenus ont été multipliés par 7,2, les prix d'achat l'ont été par 13,9", précise le rapport .

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