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Ikea: enquête pour surveillance illégale

Ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Versailles pour surveillance illicite de salariés et clients.

Le parquet de versailles a ouvert une information judiciare dans l'affaire de soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients d'Ikea France. Dans le Val d'Oise, à Franconville, 2 employés d'une société spécialisée dans la gestion des risques auraient été recrutés comme hôtesse de caisse pour "espionner" les syndicalistes.

Le mea culpa début avril d'Ikea France n'épargnera pas une enquête à la célèbre enseigne d'ameublement suédoise sur les soupçons de surveillance illicite de salariéset de collaborateurs, qui ont entraîné vendredi l'ouverture d'une information judiciaire.


Le parquet de Versailles avait ouvert une information judiciaire dans l'affaire des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients d'Ikea en Francer pour infraction à la législation sur les fichiers informatiques et violation du secret professionnel. Elle a été confiée à deux juges d'instruction, M. Gallaire et Mme Evrard.


Elle fait suite à une plainte contre X du syndicat Force ouvrière pour "collecte de données à caractère frauduleux, déloyal ou illicite", plainte qui s'appuyait sur des échanges de courriels suspects, qui auraient commencé au plus tard en 2003 et se seraient perpétués jusqu'au 17 juillet 2009 au moins.

L'un des avocats de FO, Me Vincent Lecourt, avait déposé le 20 mars un complément de plainte dans le dossier Ikea "à la suite notamment de la découverte d'autres procédés d'espionnage des salariés.
Selon l'avocat, deux employés d'une société spécialisée dans la gestion des risques ont été recrutés, comme hôtesse de caisse, au sein du magasin Ikea de Franconville (Val-d'Oise) en 2010 et 2011 pour observer des syndicalistes.


Dans un autre volet de l'affaire, plusieurs centaines de salariés et de clients d'autres magasins de France, notamment celui de Brest, ont fait l'objet de surveillance de 2003 à 2009.

La direction d'Ikea France avait regretté début mars des pratiques "intolérables" en son sein après des révélations de presse sur la surveillance de clients et collaborateurs, et annoncé une réforme de sa gouvernance pour restaurer une confiance entachée par cette affaire.

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