L'hébergement d'urgence en très grande difficulté

A Paris et dans toute la France, mobilisation des salariés du Samu Social et des professionnels du secteur.

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Paris : manque de places d'hébergement

Xavier Emmanuelli a démissionné du Samu Social hier. Mais le Samu Social n'est pas le seul a rencontrer de très grosses difficultés. Toutes les autres associations dénoncent la même situation. Michelle Rey et Noé Salem.

La colère est montée d’un cran face à la crise que traverse cet été l'hébergement d'urgence. A Paris, 300 manifestants se sont rassemblés à 12H30 square Boucicaut (VIIe), où des familles sans logement campent depuis mi-juillet, avant de rallier le ministère du Logement, espérant être reçus. Un mouvement inédit.

Un mouvement national donc et un problème récurrent en Ile-de-France. Il manque déjà 13000 places d'hébergement d'urgence dans la région. Cette année, 5000 places d'accueil risquent d'être supprimées suite aux restrictions budgétaires décidées par l'Etat qui entend privilégier l'hébergement durable.

Voir ci-contre le point sur la situation de l’hébergement d’urgence par Perrine Brami.

Voir ci-contre le sujet sur le manque de places d'hébergement d'urgence de Michelle Rey et Noé Salem.

, dix ans plus tard ce chiffre a quasiment doublé.

Le 30 juin, le centre d'hébergement d'urgence Yves-Garel situé au 66 boulevard Richard Lenoir, dans le 11eme arrondissement a fermé ses portes pour travaux. C’étai le seul centre du Samu social en plein coeur de Paris accueillant des femmes. Si un bâtiment de remplacement a été trouvé pour accueillir les hommes (dans le 15e arrondissement), aucune solution de repli n'a été mise en place pour les femmes. Ce sont elles les premières victimes de cette crise.

Le 19 juillet, Xavier Emmanuelli, 72 ans, a annoncé dans un entretien à Charlie Hebdo sa démission. Le président fondateur du Samu Social de Paris avait fait de l'aide d'urgence aux plus démunis le combat de sa vie. Face à ces difficultés devenues pour lui ingérables, il a jeté l’éponge.

Voir ci-contre le sujet de Carla Carresqueira sur la démission de Xavier Emmanuelli.

, il n'est pourtant pas question de refuser l'aide à ses familles en détresse.

Voir ci-contre le reportage de Carla Carrasqueira et Olivier Badin.

Elus et associations mobilisés

Fin juin plusieurs élus de gauche de la Région et des associations ont présenté à la mairie de Paris un manifeste pour une autre politique d'hébergement des sans-abris. La situation en Ile-de-France est -selon eux- d'une gravité inouïe.

Cliquez ici pour lire la Déclaration de l'ADECR 94 (Association Départementale des Elus Communistes et Républicains du Val-de-Marne)  publiée sur le site de l'Humanité.