L’exposition « Beauté Congo » un succès inattendu

Monsengo Shula,
Ata Ndele Mokili Ekobaluka (Tôt ou tard le monde changera), 2014 / © Monsengo Shula
Monsengo Shula, Ata Ndele Mokili Ekobaluka (Tôt ou tard le monde changera), 2014 / © Monsengo Shula

La fondation Cartier accueille jusqu’au 15 novembre une exposition flamboyante d’œuvres d’artistes congolais. Le musée fait carton plein.

Par Isabelle Audin

Loin des clichés, cette exposition contredit tous les clichés sur l’art africain avec ses maques et ses fétiches.
Que se soit avec la période coloniale à l’art contemporain post-indépendance, les artistes congolais ont apporté un véritable souffle nouveau dans l’art en Afrique. Avec leur créativité débordante, ils démontrent qu’ils resteront les inspirateurs de toute une génération.

Dans les années 1970, de jeunes artistes de la scène kinoise se proclament « peintres populaires ». Ils débutent pour la plupart en peignant des enseignes publicitaires ou en réalisant des bandes dessinées, puis s’installent dans les rues passantes de Kinshasa et exposent leurs toiles sur les façades de leurs ateliers afin qu’elles soient visibles de tous.

La première génération de peintres populaires, dont Moke, Pierre Bodo, Chéri Chérin et Chéri Samba font partie, est révélée au public grâce à l’exposition Art partout (1978) à l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa, lors de laquelle ils « volent » la vedette aux artistes issus de l’académie.
Contrairement à ces derniers, qui puisent leur inspiration dans la tradition européenne, les peintres populaires s’inspirent de la vie quotidienne à Kinshasa et abordent des questions politiques, sociales ou relatives aux actualités du monde. Hauts en couleur et peints de manière franche et spontanée, leurs tableaux comportent parfois des textes mêlant humour et dérision qui renforcent la portée sociale des images.
 / © JP Mika
/ © JP Mika

La jeune génération
À l’aune des années 2000, l’académie des Beaux-Arts de Kinshasa devient un lieu d’ouverture, propice à de nouvelles expérimentations artistiques, facilitant ainsi l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes sur la scène artistique congolaise.

André Magnin a réuni une collection durant ses années passées au Congo une véritable collection. Voir son interview dans le reportage de Virginie Delahautemaison et Isabelle Audin
beauté congo


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