La RATP s'attaque à la fraude dans les trams

Cette fois, la RATP s'attaque à la fraude "en surface", dans les trams et bus, là où elle est la plus importante. A partir du lundi 28 mars, une vaste opération de contrôles systématiques est prévue sur les lignes de tram T1,T2 et T3. Cette semaine, les contrôleurs sensibiliseront les voyageurs.

Par Christian Meyze

La fraude aux transports en commun, RATP et SNCF, on le sait, est devenu un véritable gouffre, une préoccupation majeure pour les deux transporteurs français. Un récent pointage de la Cour des Comptes chiffre son montant annuel à environ 400 millions d'euros, soit une fraude qui dépasse le million d'euros chaque jour ! Un chifffre qui a bondi au cours de ces dernières années, au point d'être désormais intenable pour la collectivité et les deux entreprises RATP et SNCF.

Depuis plusieurs années déja, la RATP a ré-introduit un plus grand nombre de contrôleurs dans son dispositif.

Mais le problème est tel que les deux entreprises se lancent dans de très grosses opérations de contrôle, visibles, d'abord destinées à sensibiliser chacun à l'ampleur du phénomène. Ainsi, dans la semaine du14 au 20 mars, la SNCF a organisé une grande opération "coup de poing" à la Gare du Nord, bouclant les issues pour contrôler le maximum de voyageurs possible.


Fraude de surface bien plus massive

A partir du 28 mars, la RATP va organiser une vaste opération sur les lignes T1, T2, T3 du tramway. Mais l'opération commence dès cette semaine. Toute cette semaine en effet, les agents de contrôle mais aussi d'autres personnels volontaires de l’entreprise, sensibilisent à l’importance d’acheter et valider un titre de transport et informent du renforcement à venir des contrôles, une deuxième phase où les contrôles sont renforcés sur l’ensemble de la ligne.

A partir du 28 mars donc, les contrôleurs dresseront des amendes à tous ceux qui n'auront pas de billet ou ne l'auront pas validé. Car la fraude du réseau "de surface", c'est à dire les trams et les bus, est très nettement supérieure à la fraude dans le métro et le réseau souterrain. Sans doute tout simplement parce qu'il est plus simple et plus rapide en surface de fuir à la vue des contrôleurs. En 2015, le taux de fraude en surface s'est établi à 11,9% contre moins de 3% sur le réseau ferré.

Alors, cela va de soi, ces grandes vagues de contrôles massifs vont se multiplier.

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