Le T9 a été inauguré ce matin. Il relie en 30 minutes la porte de Choisy dans le 13 e arr. de la capitale à Orly-Ville dans le Val-de-Marne. Plus de 70 000 usagers sont attendus quotidiennement. Cette ligne, exploitée par l’opérateur privé Keolis, met fin au monopole de la RATP.
10 kilomètres, 19 stations. Un trajet de 30 minutes entre la porte de Choisy et Orly-Ville desservant les communes de Choisy-le-Roi, Thiais, Vitry et Ivry-sur-Seine. Son parcours reprend celui de la ligne de bus 183, l’une des plus chargées d'Ile-de-France et suit la départementale 5 qui traverse le Val-de-Marne. Plus de 70 000 pourraient l'utiliser quotidiennement. La ligne 9 du tramaway a été inaugurée ce matin.
Le T9 était attendu par les usagers. "Il va apporter de la fluidité dans les transports, il y a aura moins de monde dans le bus. On l'attendait depuis longtemps", s'est réjoui au micro de France 3 PIDF un des premiers utilisateurs du T9.
"Je vais gagner du temps surtout par rapport à la voiture pour aller à Orly" a témoigné une passagère présente ce matin lors du trajet inaugurale du tout nouveau tramway.
Le T9 a été financé par la Région Île-de-France (52,5%), l’Etat (22,5%), le Département du Val-de-Marne (21%) la Ville de Paris (3%) et Grand Paris-Orly Seine Bièvre (1%).
Coût : 404 millions d’euros auquel il faut ajouter 75 millions pour les 22 rames fabriquées par Alstom. Des rames modernes, confortables et équipées de prise USB selon Valérie Pécresse, la présidente d'Île-de-France Mobilités. Le design avait été choisi par les Franciliens lors d'un vote sur internet.
Première ligne ouverte à la concurrence
Des lignes de car avaient déjà été ouvertes à la concurrence en grande couronne, en dehors du monopole historique de la RATP. A Paris et en proche banlieue cette ligne est la première à être gérée par un opérateur privé, Keolis, une filiale de la SNCF, qui a remporté l'appel d'offre face à la RATP.
"C'est la première ligne ouverte à la concurrence", s'est félicitée la présidente d'Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse.
"L'ouverture à la concurrence des lignes s'inscrit évidemment dans une logique de qualité de service pour nous", a-t-elle expliquée. Selon Valérie Pécresse, "le voyageur doit être mis au coeur du réseau, la concurrence doit avoir pour objectif la satisfaction des personnes transportées."
La perte du monopole de la RATP débutera en janvier 2025 avec l’ouverture à la concurrence des lignes de bus à Paris et en petite couronne. Suivront les tramways de la RATP en 2030, puis le métro et les RER A et B. D'ici à 2040, toutes les lignes du réseau francilien auront été ouvertes à des opérateurs privés lors d'appels d'offres. Au grand dam de la CGT RATP.
Quelques représentants ont manifesté leur désaccord ce matin lors de l'inauguration. Ils craignent le démantèlement du service public et la dégradation de leurs conditions de travail.
"Il faut sortir le transport collectif de voyageurs des logiques marchandes et libérales, axées uniquement sur la mise en concurrence des salariés et du dumping social", peut-on lire dans un communiqué de presse de la CGT RATP.