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100 chefs de bistrots médaillés par la ville de Paris

© Pierre de Baudouin
© Pierre de Baudouin

Anne Hidalgo a remis la médaille de la ville à 100 chefs de bistrots parisiens. L’occasion pour la maire de célébrer la « capitale de la bistronomie ».

Par PDB

Paris met les petits plats dans les grands. Après avoir décoré les chefs étoilés avec la médaille Grand Vermeil en janvier 2016, Anne Hidalgo a célébré les bistrots parisiens à l’hôtel de ville.

La maire de Paris a remis la médaille de la ville à cents chefs de ces restaurants abordables, à mi-chemin entre la grande cuisine et la brasserie. Une cérémonie censée célébrer Paris comme « le plus grand bistrot du monde » :

Paris, "capitale de la bistronomie"


Présent aux côtés de la maire, le célèbre chef Alain Ducasse a également promu la bistronomie parisienne :

La médaille de la ville a été remise aux cents chefs invités pour l’occasion, « sélectionnés par leurs pairs » selon Anne Hidalgo :

"Soit c’est bon, soit c’est pas bon... Le reste on s’en fout !"


Anne Hidalgo remet la médaille de la ville à 100 Chefs de bistrots parisiens
« La vitrine de Paris c’est nous, c’est les bistrots. C’est la tradition face à la modernité, » défend Daniel Rathgeber. Ce chef parisien met en avant l’accessibilité de sa cuisine, « forcément moins chère » que les établissements étoilés :

Les bistrots, c’est une juste cuisson et un juste assaisonnement, avec des produits que des grandes maisons achètent aussi. Comme l’a dit Alain Ducasse : "Soit c’est bon, soit c’est pas bon... Le reste on s’en fout !"

Thierry Dufroux souligne lui la simplicité et le savoir-faire des bistrots : « Quand on se ballade à Paris dans les bistrots, on a des petits restaurants, de beaux établissements. On a une âme, une histoire. »

Amis de longue date, Daniel Rathgeber et Thierry Dufroux sont passés par de grandes maisons, avant de se lancer : « On avait les bases techniques, mais on n’avait pas les sous… Il faut dire les choses ! Donc vu la conjecture, on a créé des bistrots. »

Aux côtés de la haute gastronomie, la bistronomie défend une « culture typiquement parisienne ». Une culture en danger : la capitale compte aujourd’hui environ 1.300 bistrots, un chiffre en baisse depuis les années 1960.

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