Avec 180 000 tickets vendus avant l’ouverture, la rétrospective de Vinci au Louvre est déjà un succès

"L'Homme de Vitruve" de Léonard de Vinci a été réalisé vers 1490. / © France 3 PIDF / AFP.
"L'Homme de Vitruve" de Léonard de Vinci a été réalisé vers 1490. / © France 3 PIDF / AFP.

Le Louvre inaugure jeudi la plus grande exposition jamais organisée dédiée à l'œuvre du génie italien de la Renaissance, 500 ans après sa mort. Avant même l’ouverture, le musée a déjà vendu plus de 180 000 réservations.

Par GABRIEL BOUYS / AFP

Le succès de l’expo est déjà assuré, malgré la bataille diplomatique entre Paris et Rome survenue ces derniers mois. Déjà plus de 180 000 tickets avec créneaux horaires ont été réservés avant l’inauguration de la rétrospective géante autour de l’œuvre de Léonard de Vinci au Louvre, attendue jeudi. De quoi s’assurer un statut de blockbuster muséal après l’exposition Toutankhamon à La Villette, et ses 1,42 million de visiteurs au total.
Pour la rétrospective, 162 peintures, dessins, sanguines, manuscrits, sculptures et objets d'art ont été réunis, après un travail titanesque d’une décennie. Si seulement 11 des quelque 20 tableaux attribués au maître y figurent, ils sont mis en valeur par l’ensemble des œuvres qui contribuent à en expliquer la genèse. « Il n'a rien publié, très peu peint, ses tableaux sont restés inachevés... Pourtant les gens étaient fascinés. C'est à l'image de sa vie », explique d’ailleurs Vincent Delieuvin, conservateur du département des peintures du musée, par ailleurs l’un des deux commissaires.
La rétrospective est riche en dessins, documents et croquis, sans compter des œuvres d'autres artistes de la Renaissance. Tous les éléments replacent le maître italien dans l’époque agitée que fût la Renaissance, entre Florence, Milan, Mantoue, Venise, Rome et la France.

L’imagerie infrarouge pour découvrir l’histoire cachée derrière les toiles

Symboles, hésitations… Des réflectographies infrarouge à la taille des tableaux permettent par ailleurs de découvrir les différentes étapes de la conception des œuvres, de Vinci ayant parfois retravaillé ses sujets durant quinze ans, les laissant quelques fois inachevés.
L'exposition cherche aussi à mettre en avant, chez de Vinci, ses peintures comme un aboutissement visuel essentiel pour ses recherches scientifiques, et non le contraire. L’événement n'approfondit ceci dit pas la dimension du Léonard savant. Son lion mécanique, exposé à l'Institut culturel italien, n'a ainsi pas rejoint le Louvre.  
A noter que La Joconde n'est pas dans l'exposition mais reste exposée non loin de la rétrospective de Vinci, dans la Salle des Etats. Une expérience en réalité virtuelle, qui demande simplement au visiteur le port d’un casque sur la tête, a d’ailleurs été imaginée pour restaurer la toile dans sa luminosité première.
 

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