5 questions à Chloé Coudert, caporale à la brigade de sapeurs-pompiers de Paris

Chloé Coudert est caporale à la BSPP depuis l'âge de 18 ans / © Magalie Cheveraux
Chloé Coudert est caporale à la BSPP depuis l'âge de 18 ans / © Magalie Cheveraux

Pompier, un rêve d’enfant. Pour les petits garçons, mais pas que ! Les filles aussi peuvent devenir pompier ! Un rêve devenu réalité pour Chloé Coudert, caporale à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

Par France Montagne

Moi, je serai pompier !


Certaines rêvent d’être présentatrice télé, institutrice, esthéticienne, patineuse artistique, d’autres pompiers ! 
(Pompière, n’est pas encore rentré dans les usages si vous vous posez la question, là tout de suite maintenant ! ).

Chloé, elle, petite, elle voulait être pompier.
Et, elle est pompier.
Depuis 11 ans même !
Aujourd’hui, elle est caporale à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris même !
 

Je me suis toujours donné les moyens d’y arriver. Aujourd’hui, je suis encore là, donc je mérite ma place comme tout le monde.

 


Engagée à 18 ans, cette jeune femme a gravi les échelons de ce corps d’élite composé à 97% d’hommes.
 

On est que 3% et encore moins en caserne. Quand je suis arrivée, c’était dur. On me demandait les mêmes choses qu'aux garçons.
Et j’y suis arrivée parce que, nous les filles, on se donne les moyens un peu plus que les garçons pour y arriver.

 

Sa carrière, elle l’a effectuée dans le 94, le Val-de-Marne.
Sur le terrain, pendant 5 ans.
Jusqu’au jour où elle a voulu fonder une famille.
Maman de deux enfants en bas âge, aujourd’hui elle sert sont corps d’arme... différemment.
 

Je reste dans l’activité puisque je suis aux centre opérationnel dans le 17ème arrondissement de Paris.
Je fais faire des premiers gestes de secours au téléphone et c’est moi qui envoie les pompiers sur le lieu d’intervention.

 


Ce qui est le plus difficile, selon elle, c’est surtout le fait de se maintenir dans une condition physique au top.
Un défit de chaque jour que l’on soit un homme ou une femme, d’ailleurs.
 

On a pas a être comparé à des garçons. Quand on doit sauver quelqu’un, ça doit être pareil que si c’était un garçon à notre place.
Personne ne doit voir la différence. 

 











 

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