Agression de la joueuse du PSG Kheira Hamraoui : le point sur l'enquête

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Écrit par Marc Taubert avec AFP
Kheira Hamraoui photographiée durant l'Euro féminin en avril 2016.
Kheira Hamraoui photographiée durant l'Euro féminin en avril 2016. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Placée en garde à vue et relâchée sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle, l'autre joueuse du PSG, Aminata Diallo, "conteste formellement les accusations" dont elle a fait l'objet.

"Aminata Diallo a appris avec stupéfaction qu'elle est soupçonnée d'être liée à l'agression dont elle et sa coéquipière Kheira Hamraoui ont été victimes le 4 novembre dernier. Elle conteste formellement ces accusations", selon un communiqué transmis par Me Mourad Battikh.

Cette dernière "déplore la mise en scène parfaitement artificielle d'une rivalité entre elle et Kheira Hamraoui qui justifierait qu'elle s'en soit prise à sa coéquipière. Cette théorie ne correspond en rien à la véritable nature de leur relation", poursuit son avocat, balayant l'hypothèse d'un guet-apens orchestré par sa cliente afin de profiter d'une blessure d'Hamraoui qui évolue au même poste qu'elle.

L'internationale française de 31 ans a subi une agression dans la soirée du 4 novembre en rentrant avec Aminata Diallo d'un dîner organisé par leur club. La joueuse a été "rouée de coups sur les jambes avec une barre de fer" par deux hommes qui ont pris ensuite la fuite, selon la procureure de Versailles.

Son équipière Aminata Diallo, témoin de la scène, avait été interpellée mercredi puis placée en garde à vue, avant d'être relâchée jeudi soir sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle.

Un homme âgé de 34 ans interrogé

"D'autres pistes bien plus sérieuses sont à ce jour envisagées par les enquêteurs n'impliquant nullement ma cliente", affirme par ailleurs son avocat. Sa cliente, elle aussi internationale française âgée de 26 ans, avait répondu sans avocat aux enquêteurs de la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Versailles. "Elle a pleinement coopéré en facilitant le travail des enquêteurs et est ressortie libre", rappelle Me Mourad Battikh.

Parmi les autres pistes évoquées, un ami des deux joueuses a été également interrogé et a assuré qu'il n'avait "absolument rien à voir avec cette agression": "Il a expliqué qu'il connaissait effectivement les deux joueuses, et qu'il avait eu des contacts téléphoniques avec elles dans le passé, mais sans aucun rapport avec cette affaire", a indiqué son avocat Frédéric Lalliard.   Les enquêteurs sont remontés jusqu'à cet homme âgé de 34 ans en découvrant des communications émises par un téléphone localisé à proximité de la maison d'arrêt de Lyon-Corbas, où cet homme est placé en détention provisoire depuis plus de neuf mois dans une affaire d'extorsion et de séquestration.

"Il fréquente le milieu du foot depuis longtemps, il connaît plusieurs joueurs et joueuses, certains échanges avec les joueuses parisiennes remontaient à plus de six mois", confirme Me Lalliard.

Enfin, selon les informations de RMC Sport, les agresseurs auraient dit à la joueuse du PSG avant de la frapper violemment : "Alors comme ça, on couche avec les hommes mariés", citant des sources judiciaires. Le média évoque ainsi une "piste d'un règlement de comptes extra-sportif".

Le match contre Lyon maintenu

Suite à cette affaire, le Paris SG a formulé vendredi après-midi une demande pour reporter la rencontre contre Lyon qui doit avoir lieu dimanche à 21h mais la Fédération française de football (FFF), organisatrice de l'épreuve, a rejeté cette requête tardive.

Les deux joueuses du PSG concernées par le guet-apens n'ont pas pris part à la séance organisée vendredi matin à huis clos au centre d'entraînement de Bougival, à l'ouest de Paris, où un dispositif de sécurité avait été mis en place.

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