Anti-bruit et anti-chaleur ou intelligent : le bitume est soumis à toutes les expérimentations

Avec le réchauffement climatique, il va faire de plus en plus chaud en ville. Dernière idée en date pour rafraîchir l'atmosphère, la mairie va changer le bitume parisien. Anti-chaleur et anti-bruit, les recherches sur l'amélioration du bitume sont des pistes de recherche qui ont de l'avenir.
 
 

© PHOTOPQR / MAXPPP
A Paris une nouvelle expérimentation est lancée ce lundi 15 octobre. Un bitume anti-bruit et anti-chaleur va être installé dans trois quartiers parisiens, très exposés. L'asphalte des rues Frémicourt (15e), rue Lecourbe (15e) ainsi que rue de Courcelles (8e) sera ainsi changée. Ces trois rues «tests» ont été choisies pour leur forte exposition au soleil et pour le manque d'espaces verts. Ce bitume, grace à un revêtement perméable devraient moins absorber la chaleur et mieux laisser la pluie s’infiltrer dans les sols. Elles devraient par ailleurs être moins bruyantes. A la clé, 50 % de nuisances sonores en moins, «à l'oreille humaine», selon les mesures de Bruitparif, grâce à l’atténuation du bruit de contact entre les pneus et le sol.
 

Contre la chaleur, des cours de récré sans bitume à Paris

Comment rendre les cours de récréation parisiennes plus respirables ? Avec le réchauffement climatique, les températures en ville vont augmenter et selon Météo France, il pourrait faire de 1 à 4 degrés de plus à Paris à la fin du siècle. Fini le béton, il est temps de faire une place aux plantes et laisser entrer l’eau et l’air pour rafraîchir l’atmosphère. La mairie de Paris souhaite réaménager les cours de récréation. C’est l’une des pistes du Plan Climat de la capitale.
 

Une route intelligente

Le bitume peut produire de l'électricité. En juillet 2017, le revêtement imaginé par la société Colas, testé devant la piscine de Boulogne-Billancourt, a commencé à faire ses preuves. Le passage des véhicules sur les petits pavés photovoltaïques posés sur le bitume génère de l’électricité, qui est ensuite utilisée pour chauffer la piscine municipale.

Est-ce un pas de plus vers la route intelligente ? En tout cas, le leader de la construction de routes Colas continue de réfléchir à de nouvelles solutions. Baptisé « Flowell », son système de signalisation routière dynamique et modulable promet de rendre le trafic plus fluide. Le dispositif, fonctionne grâce à des rubans de diodes électroluminescentes intégrés à la voirie existante. Principal avantage de cette technologie : fluidifier les conditions de trafic en permettant de modifier la distribution des voies. Les passages piétons pourraient également s’éclairer lors de la traversée d’enfants devant une école par exemple.
 

Un revêtement anti-bruit sur l'A4

Au niveau de Joinville-le-Pont dans le Val-de-Marne, un revêtement pour limité les nuisances sonores a été posé sur un tronçon de l'A4. Le choix de ce lieu n'est pas dû au hasard. Ce morceau d'autoroute combine un trafic dense, avec le passage de 250.000 véhicules par jour sur les dix voies de circulation dans les deux sens, avec la présence de nombreux logements.
 

Revêtement anti-bruit sur le périphérique

Pour réduire le bruit à proximité du périph' et améliorer la qualité de vie des habitants qui vivent à proximité. De nouveaux revêtements anti-bruit ont été expérimentés en 2013 sur le périphérique au niveau de la Porte de Vincennes. D'après les mesures réalisées lors de cette expérimentation ont montré une diminution de sept décibels du bruit occasionné par le trafic routier. Ce dispositif a été ensuite étendu à 9 tronçons du boulevard périphérique. Aujourd'hui 10% du boulevard périphérique sont équipés de ce revêtement anti-bruit.
 
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