Le CIDJ se bat pour conserver ses locaux

Victime d’un conflit financier, l’association souhaite que « l’intérêt des jeunes soit préservé, en particulier dans la période actuelle », explique sa présidente Marie Richard.
 
Il informe et conseille près de 100 000 jeunes chaque année. Il les aide à s’orienter et trouver leur voie. Il leur organise des forums et des ateliers, il les accompagne dans leur recherche de stage, d’apprentissage, de formation et d’emploi. En bref, il constitue un organisme important pour la jeunesse francilienne, et particulièrement en ces temps de crise économique et sanitaire.

Le CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse), une association placée sous le haut parrainage du ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports, vit pourtant une période trouble, à cause d'un conflit financier et institutionnel.

Bataille économique et politique

Les locaux actuels du CIDJ sont situés dans le quartier de la Tour Eiffel. Ils ont été mis à disposition par l’État à la Ville de Paris, mais le convention de mise à disposition expire le 31 décembre 2020. La Mairie de Paris souhaite mener des travaux dans le quartier de la Tour Eiffel en vue de l’organisation des jeux olympiques de 2024, que la capitale française accueillera. Le compte à rebours est donc lancé. Il reste deux mois au minimum pour tenter de trouver une solution et éviter que le CIDJ ne perde ses locaux. 

De nouveaux lieux ont été proposés au centre, dont l’un situé quai de Grenelle. En vain. "On a toujours accepté le principe d’un déménagement, mais ce que nous demandons, c’est un lieu accessible dans Paris et bien desservi par les transports en commun ,qui permette l’accueil des jeunes et de nos partenaires (…) mais aussi de faire des animations, de la formation et d’autres activités", a affirmé Marie Richard, présidente du CIDJ, contactée par France 3 Paris Ile-de-France, ajoutant qu’ "on a aussi accepté que nos bureaux ne soient pas sur le site du lieu d’accueil, mais à proximité par exemple""Une dizaine de lieux ont été envisagés, mais le CIDJ n’a pas les moyens de payer un loyer pour des locaux de 2 000 mètres carrés (surface qu'il recherche actuellement)", a déclaré à France 3 Paris Ile-de-France Hélène Bidard, adjointe à la maire de Paris en charge de la jeunesse.

« Jouer le jeu » 

En d’autres termes, la situation est difficile pour l’association, mais aussi pour les jeunes qui comptent sur elle. Emmanuel Macron avait fait de la jeunesse l’une des « priorités » de son quinquennat. Une priorité récemment réaffirmée par le chef de l’État dans la perspective des ravages causés par la crise sanitaire et de la situation de chômage de masse que connaît la France.
Les temps sont durs pour une jeunesse francilienne qui peine à trouver un emploi, un apprentissage, voire un stage. "Dans cette affaire, on souhaite que l’intérêt des jeunes soit préservé, en particulier dans la période actuelle", insiste Marie Richard.

Une réunion rassemblant les représentants du CIDJ et ses partenaires – l’État, la région et la Ville de Paris – a ainsi eu lieu vendredi 30 octobre pour tenter de trouver une solution au problème. Cette réunion "marque un tournant (…) la situation reste grave mais il y a une ouverture, et donc de la positivité. Il y a une reconnaissance de la qualité du travail du CIDJ et de la nécessité de lui permette de continuer son activité", se réjouit Marie Richard. Même optimisme du côté de la Ville de Paris. "On va trouver une solution. J’y crois très fortement (...) L’État s’accorde sur l’importance du CIDJ comme structure nationale", estime Hélène Bidard. Il faut cependant que toutes les parties prenantes "jouent le jeu, y compris la région – dont les élus n’ont été présents à aucune réunion – alors qu’elle est cheffe de file sur les questions de jeunesse", ajoute-t-elle. 

Une nouvelle réunion est prévue le mois prochain.





 
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