Contre les féminicides, des Femen s'enchaînent aux lampadaires du Pont des Arts le jour de la Saint-Valentin

Pour la Saint-Valentin, une douzaine de membres des Femen se sont enchaînées sur le pont parisien. Les militantes ont ainsi cherché à dénoncer les féminicides justifiés par l'« amour » de leurs auteurs.

Une militante des Femen enchaînée à un lampadaire, avec une pancarte indiquant : « Je ne t’aime pas à en mourir ».
Une militante des Femen enchaînée à un lampadaire, avec une pancarte indiquant : « Je ne t’aime pas à en mourir ». © LIONEL BONAVENTURE / AFP
« Je ne t’aime pas à en mourir ». Une douzaine de Femen se sont enchaînées, en ce jour de Saint-Valentin, aux lampadaires du Pont des Arts pour dénoncer les féminicides. « On ne tue jamais par amour » ou encore « pour le meilleur, pas pour le pire », pouvait-on par exemple lire sur les bustes dénudés des militantes. « Les hommes continuent d'utiliser le prétexte de l'amour pour justifier les violences conjugales et les féminicides, a déclaré Inna Shevchenko, figure de proue du mouvement Femen, déplorant que les « femmes continuent d'être en situation d'insécurité dans leurs relations ».

« On reprend les symboles de la Saint-Valentin pour dénoncer cet amour patriarcal »

Les Femen, qui ont allumé des fumigènes rouges, ont aussi brandi des ballons en forme de cœur, de couleur noire et rouge, des bouquets de roses rouges et des pancartes noires avec des slogans similaires. Des slogans également criés par les activistes, la tête ornée d'une couronne de fleurs noires. « On reprend les symboles de la Saint-Valentin pour dénoncer cet amour patriarcal et toxique » pour les femmes, explique la Femen Sophie Antoine. Et d’ajouter : « On les viole par amour, on les excise par amour et aujourd'hui on se soulève contre cet amour délétère et destructeur ». En 2019, l'AFP a recensé au moins 126 cas de féminicides, soit une femme tous les trois jours en moyenne.
 
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