Coronavirus : des militaires en renfort pour aider les pompiers de Paris, "entre frères d’armes"

25 membres du régiment médical de l’armée de terre, spécialisés dans le secourisme au combat, ont rejoint les casernes des sapeurs-pompiers de Paris pour prêter main forte dans le cadre de l’opération Résilience. Une initiative bienvenue pour "tenir dans le temps", explique la Brigade.

Un masque de protection FFP2, utilisé pour lutter contre la propagation du Covid-19, posé sur une tenue de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (illustration).
Un masque de protection FFP2, utilisé pour lutter contre la propagation du Covid-19, posé sur une tenue de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (illustration). © FRANCK FIFE / AFP
S’ils ont l’habitude d’intervenir sur des zones de combat, les 25 soldats du premier régiment sanitaire de l’armée de terre qui ont rejoint mercredi dernier les équipes de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris vont désormais devoir travailler en milieu civil, sur le sol français. "Ils ont été répartis sur l’ensemble du secteur de compétence de la Brigade (soit la capitale et sa petite couronne), explique la BSPP. Il y a un effort au niveau de la répartition sur le secteur Nord et Nord-Est, avec 15 des 25 militaires."

Ils ont reçu une formation de secourisme, exactement comme nos sapeurs-pompiers

Cette opération de renfort s’inscrit dans le cadre de l’opération Résilience lancée le 25 mars dernier contre la propagation du coronavirus, qui met à contribution les forces armées sur le territoire national. Sur le terrain, les militaires mobilisés viennent soutenir les pompiers dans leurs missions au quotidien, détaille la Brigade : "Ils font principalement du secours aux victimes, et des interventions Covid. Ils ne sont pas formés aux incendies, donc ils n’interviennent pas sur des feux." Loin des zones de guerre, les militaires ne devraient ceci dit avoir aucun mal à apporter leur soutien en milieu urbain et civil. "Ils ont l’habitude d’intervenir sur les théâtres d’opérations extérieures, et leur spécialité reste le secours au combat, explique-t-on du côté de la BSPP. Mais ils ont reçu une formation de secourisme, exactement comme nos sapeurs-pompiers."

"C’est important pour nous de travailler main dans la main entre frères d’armes"

Pour la Brigade, l’intérêt de l’opération est surtout une question d’endurance : "La Brigade n’a pas de problèmes de ressources humaines pour l’instant, parce qu’on a toujours la capacité de monter en puissance très rapidement en interne. Mais ce renfort apporte de la souplesse et permet de tenir dans le temps, étant donné qu’on ne sait pas combien de temps la crise va durer."

Ce renfort est aussi l’occasion de resserrer les liens, la BSPP étant une unité composée de pompiers militaires, placée sous l'autorité du préfet de police : "Ils sont militaires, nous sommes militaires… C’est important pour nous de travailler main dans la main entre frères d’armes." Face au Covid-19, la Brigade fait aujourd’hui état d’une trentaine de cas de contamination dans ses rangs, précisant qu’il n’y a "aucune corrélation entre le nombre de cas et le nombre de militaires mobilisés en renfort". Depuis le début du confinement, la BSPP explique enfin que son activité n’est pas aujourd'hui en train d'exploser : "Il y a eu une forte augmentation avec plus de 500 cas par jour le weekend dernier, mais depuis, la semaine dernière, on décroit quotidiennement." Toujours dans le cadre de l’opération Résilience, la BSPP indique par ailleurs sur Twitter (ici et ) que ses "équipages ont participé à plusieurs évacuations aériennes de malades en coordination avec l'ARS Île-de-France, le Samu de Paris, la préfecture de police, l’armée de terre, l’armée de l’air et la sécurité civile".
 
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