Découverte des secrets des eaux de Paris : les thermes de Cluny

Partons à la découverte des secrets des eaux de Paris et de l'Île-de-France. Et si on remontait le temps jusqu'au deuxième siècle pour prendre un bain ? Plongée au cœur du cinquième arrondissement de Paris... Suivez-nous, c'est par ici !

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La grande histoire de l'eau de Paris


Avec plus de 1200 fontaines et points d’eau potable d’époques et de styles différents, 38 piscines municipales, des sources, des puits artésiens et autres guinguettes au bord de la Seine, Paris dispose d’un patrimoine singulier, mais trop souvent méconnu. Dans " Eau de Paname "  Yvan Hallouin et Frédérick Gersal proposent d’explorer Paris, quartier par quartier, pour y dénicher de belles histoires d’eau. Un élément, géré, valorisé, maîtrisé tout au long de l’histoire de Paris. Un élément de plus en plus précieux, que nous devons chérir comme un être cher.
 


Les termes gallo-romains de Cluny


Vers 310, au premier siècle après JC, Paris s'appelle Lutèce
 
A cette époque, Lutèce est la capitale des Parisii. Vous comprenez, maintenant pouquoi Paris s'appelle ainsi !
Au tournant du 1er et du 2ème siècle sont bâtis les thermes gallo-romains de Cluny.
 


Vestiges antiques les plus monumentaux du nord de l'Europe


Les thermes gallo-romains de Cluny sont les vestiges antiques les plus monumentaux du nord de l'Europe.
Ils s'étendaient sur 6 000 m² de bâtiments administratifs, religieux, civils ainsi que sur les plus grands bains publics de la ville gallo-romaine.
 

Un système hydraulique, profondément enterré, comprend des systèmes d'égoûts et un chauffage par le sol appelé Hypocauste.
 


Caldarium et Palestre


On y trouve également une salle chaude, le caldarium, équipée de deux fours partiellement préservés qui permettait de chauffer l’eau des bains, et une palestre dédié à la lutte et aux exercices physiques.
 


Le frigidarium


Pièce maîtresse des lieux, le frigidarium.
Cette salle, monumentale, donne une idée des prouesses techniques de la construction romaine de l'époque.
 

Sous sa voûte d'arêtes, qui culmine à 14 m de hauteur et sa piscine, on distingue encore, en partie, ses enduits originaux à la teinte rosée et ses reliefs figurant des navires.
 
 
 Associé au plaisir et à la citoyenneté romaine, le principe du parcours thermal ne repose pas du tout sur la baignade mais plutôt sur l'exposition du corps à différentes températures, de l'air ou de l'eau.
 

Après avoir effectué quelques exercices physiques dans la palestre, le baigneur traversait le frigidarium pour gagner les pièces plus chaudes du complexe.
S'en suivait alors le parcours thermal dans lequel le curiste nettoyait son corps.
 
 

Le saviez-vous ?

Aujourd'hui, prendre une douche consomme 60,02 litres contre 120 pour un bain.
Du simple au double !