Deux députés franciliens demandent la dissolution des Brigades de répression de l'action violente motorisées (Brav-M)

Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, les députés LFI Antoine Léaument (10ème circonscription de l'Essonne) et Thomas Portes (3ème circonscription de la Seine-Saint-Denis) demandent le « démantèlement à titre provisoire des Brav-M ».

Parmi les signataires de ce courrier figure aussi Ugo Bernalicis, député LFI du nord. Les trois parlementaires mettent en garde contre les "dérives des techniques de maintien de l'ordre observées par les brigades de répression des actions violentes motorisées (Brav-M)" lors des manifestations contre la réforme des retraites.

"Loin d'assurer un retour à l'apaisement, leur intervention participe de l'augmentation des tensions" estiment les parlementaires.

Des brigades créées par l'ancien préfet de Paris Didier Lallement

Les trois députés doivent également déposer dans la journée une pétition sur la plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale, toujours pour demander le démantèlement des Brav-M. Si elle recueille au moins 500 000 signatures, elle pourrait donner lieu à un débat en séance publique.

Les Brav-M sont des brigades très décriées depuis leur création en 2019 à l’initiative de l’ancien préfet Didier Lallement lors du mouvement des "gilets jaunes".