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Acte IV des gilets jaunes : des heurts l'après-midi, le calme revenu en début de soirée

Des milliers de personnes descendaient les Champs-Elysées dans le calme dans la matinée du samedi 8 décembre. / © Gaëlle Darengosse - France 3 Paris - Île-de-France
Des milliers de personnes descendaient les Champs-Elysées dans le calme dans la matinée du samedi 8 décembre. / © Gaëlle Darengosse - France 3 Paris - Île-de-France

Des milliers de personnes ont investi les Champs-Elysées à Paris ce samedi 8 décembre pour "l'acte IV" des manifestations. D'abord calmes dans la matinée, des heurts ont commencé en début d'après-midi. Plus de 1.000 interpellations ont eu lieu.

Par MT et PDB

Plusieurs milliers de personnes ont descendu les Champs-Elysées, d'abord dans le calme en début de matinée, ce samedi 8 décembre. 

Un dispositif policier inédit a été déployé dans la capitale pour cet "Acte IV". Un millier de personnes ont ainsi été interpellées, 1.082 au total, et "plus de 900" personnes placées en garde à vue selon le parquet de Paris.

Dimanche matin, 396 de ces gardes à vue avaient été levées: 284 procédures ont été classées sans suite et 108 individus mis en cause ont été déférés au parquet de Paris. Dans les quatre autres cas, soit le parquet de Paris s'est dessaisi, soit la garde à vue a été levée pour raison médicale.

Il y avait également 55 blessés dont au moins 3 des forces de l'ordre selon la préfecture de police de Paris. Le calme était globalement revenu en début de soirée.

10.000 personnes ont manifesté aujourd'hui dans la capitale, selon Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.

La situation a toutefois commencé à se tendre en fin de matinée, aux abords de la place de l'Etoile. Un mouvement de foule dans une rue adjacente aux Champs-Elysées a provoqué une riposte de la part des forces de l'ordre, ces derniers faisant usage de gaz lacrymogène.

 

Premiers incidents en début d'après-midi

Des gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Elysées, le Drugstore de Publicis de l'avenue attaqué, des vitrines brisées avenue de Friedland, une barricade enflammée sur les Grands Boulevards où les véhicules blindés de la gendarmerie ont été déployés.
  
Des points de tension se sont soudainement créés en début d'après-midi alors que contrairement au samedi précédent aucun incident majeur ne s'était produit jusqu'à la mi-journée.

Des gilets jaunes ont construit une barricade aussi avenue de Friedland. Des blindés des forces de l'ordre ont avancé pour faire reculer les manifestants. Des vitrines de commerces ont été prises pour cible.

Les manifestants se sont ensuite déplacés vers la rue de Courcelles, dans le 17e arrondissement de Paris.
 

Le périphérique bloqué en matinée

Des manifestants ont bloqué le périphérique au niveau de la porte Maillot dans la matinée. Ils pourraient faire partie du cortège d'Eric Drouet, figure devenue médiatique des gilets jaunes.
Il avait appelé dans un événement Facebook à se rassembler "sur le boulevard périphérique où il n'y a rien a casser, rien a détruire mais où nous pourrons hurler notre rage !!"

Après avoir été évacués de la porte Maillot, des manifestants ont bloqué à nouveau le périphérique, vers 11 heures, porte Dauphine. Barrage qu'ils ont levé dans le calme peu de temps après.
A midi, le trafic était perturbé dans plusieurs quartiers de Paris :
© Sytadin
© Sytadin
 

Projectiles retrouvés sur des manifestants :

Des "armes par destination" ont été retrouvées sur certaines d'entre eux et des équipements en vue de perturbations : masques, pavés, boules de pétanque ou marteaux.

Les objets retrouvés sur certains manifestants :

 

Paris, "ville morte"

Des musées, des parcs ou les grands magasins fermés, des commerçants invités à se barricader : les autorités craignent de nouveaux épisodes d'émeutes à Paris, ce samedi 8 décembre.
Les autorités municipales et gouvernementales se sont ainsi préparées. Elles ont retiré du mobilier urbain (2.000 éléments) mais aussi déployées un dispositif policier inédit avec 8.000 policiers dans la capitale.

Silencieux toute la semaine, Emmanuel Macron ne s'exprimera qu'en "début de semaine prochaine" sur la crise, a indiqué le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

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