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Gilets Jaunes : une manifestation tendue à Paris, des heurts autour des Champs-Elysées

Les Gilets jaunes sur les Champs-Elysées le samedi 24 novembre. / © BERTRAND GUAY / AFP
Les Gilets jaunes sur les Champs-Elysées le samedi 24 novembre. / © BERTRAND GUAY / AFP

C’est un jour décisif pour le mouvement, né sur les réseaux sociaux : plusieurs milliers de Gilets jaunes se rassemblent ce samedi 24 novembre dans la capitale, avec des rassemblements tendus entre la police et les manifestants sur les Champs-Elysées.

Par Pierre De Baudouin

Avec un mouvement sans leader ni porte-parole officiel, une organisation bien floue et les nombreux blessés des premiers blocages en France, l’action des Gilets jaunes à Paris pouvait laisser présager de possibles incidents.

Résultat, ce samedi 24 novembre : alors que des milliers de protestataires ont commencé à affluer vers le centre la capitale – et notamment en direction des périmètres bloqués dès l'aube, proches de la place de la Concorde, de l’Assemblée nationale et de l’Elysée –, on constate de fortes tensions.

Des affrontements parfois violents sur l’avenue des Champs-Elysées

Une foule de Gilets jaunes s’est rassemblée dans la matinée sur les Champs-Elysées, où la police tente de bloquer les manifestants, afin d’éviter les protestataires de se rapprocher du périmètre de sécurité interdit.
Les CRS ont ainsi fait usage du gaz lacrymogène et de canons à eau, alors que des Gilets jaunes lançaient des projectiles en leur direction. Les manifestants ont également renversé des barrières de chantiers.
 

Gaz lacrymogènes et jets de projectiles

En tout, 3.000 agents et CRS sont mobilisés à Paris pour cette journée de mobilisation.

Du côté des Gilets jaunes, 8.000 manifestants étaient décomptés dans la capitale samedi midi, selon le ministère de l'Intérieur, dont 5.000 sur les Champs-Elysées.
En milieu d'après-midi, la police a procédé à 18 interpellations de Gilets jaunes aux Champs-Elysées, dont au moins six pour "jets de projectiles", selon les chiffres donnés par la préfecture de police à nos confrères de Franceinfo.

Reste à savoir si ce rassemblement parisien signe, ou non, le point d’orgue du mouvement, lancé à l’origine contre la hausse des taxes sur les carburants et pour protester contre la présidence d’Emmanuel Macron.

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