Une affiche du film « Borat » sur des bus parisiens provoque une (nouvelle) polémique

Si la RATP a assuré qu'elle ne retirerait cette campagne sous aucun prétexte, elle a été en revanche supprimée du réseau TICE, du côté de l'Essonne.
Quand une comédie provoque…la colère. L’affiche du film « Borat 2 », est sous le feu des critiques de la part d’internautes et de chauffeurs musulmans de la RATP. Ces derniers dénoncent la publicité faite au film, apposée sur les bus qu’ils conduisent.

On y voit le personnage - incarné par l'acteur britannique Sacha Baron Cohen - presque totalement dénudé, juste vêtu d’un masque chirurgical « à bretelles » (comme un maillot de bain) en guise de cache-sexe. Jusque-là rien d’anormal, du moins si l’on connaît suffisamment le personnage de Borat – d’origine kazakh – et les rôles provocateurs qu’a connu Sacha Baron Cohen (notamment dans « The dictator » où il incarnait une parodie de dictateur dans le monde arabo-musulman). Ce qui a choqué, c’est la bague qu’il porte. On y voit inscrit « Allah » en caractères arabes.

« Provocation », « insulte », « manque de respect » : voici ce qu’on pouvait apercevoir dans des tweets le week-end dernier concernant cette affiche, ont rapporté nos confrères du Parisien. Certains ont même appelé au boycott du film.

« Gratter l'affiche »

Un chauffeur de bus de la RATP, rentrant au dépôt à la fin de sa journée de travail, a publié le 1er novembre une vidéo sur twitter montrant cette publicité. "Incroyable", a-t-il dit, l’air éberlué. "Bon… on va gratter l’affiche", a-t-il poursuivi. Il a également, dans le même tweet, fait état d'un "ordre des chefs de régulation des BUS (CRIV) RATP de retirer les affiches de Borat des Bus RATP à cause de la polémique liée à la bague que porte Borat au doigt".
 
La RATP a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne retirera pas les affiches. La direction de TICE (Transports intercommunaux Centre Essonne) a de son côté décidé de retirer l'affiche du film des bus de son réseau, qui couvre le centre du département de l'Essonne. "Il s'agissait d'une erreur technique. Cette affiche n'aurait jamais dû figurer sur nos bus. Elle a été jugée non conforme à l'image que l'on veut donner à notre réseau qui dessert notamment plusieurs quartiers populaires", a affirmé la direction de TICE, précisant n’avoir reçu aucune plainte de voyageurs au sujet de la présence de cette affiche et indique qu’aucun de ses chauffeurs de bus n’a fait l’objet d’agression motivée par la présence de celle-ci.

L’encre n’a toutefois pas coulé qu’en Île-de-France – ou encore à l’échelle nationale. Les journaux britanniques « Times » et « Daily mail » ont également relayé cette polémique.
 
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