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Anne Hidalgo et plusieurs maires français demandent à l’Etat de s’engager durablement pour l’accueil des réfugiés

A Porte d'Aubervilliers, l'un des nombreux campements de réfugiés qui émaillent la capitale. Il a été évacué il y a deux semaines. / © Christophe ARCHAMBAULT / AFP
A Porte d'Aubervilliers, l'un des nombreux campements de réfugiés qui émaillent la capitale. Il a été évacué il y a deux semaines. / © Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Plusieurs élus de grandes villes françaises étaient réunis ce matin à Paris pour demander à l’Etat de leur donner des moyens d’action dans l’accueil des réfugiés.
 

Par Mathilde Brugniere

Plusieurs élus de grandes villes françaises étaient réunis ce matin à Paris pour demander à l’Etat de donner aux collectivités des moyens d’action dans l’accueil des réfugiés.

Selon France Terre d’Asile, seulement 10% des besoins en termes d’accueil des réfugiés sont couverts par le dispositif actuel. Largement insuffisant pour Anne Hidalgo et d'autres maires français. Ils demandent à l’Etat de prendre des mesures concrètes et rapides pour y remédier.
Lors de la conférence de presse donnée ce matin dans le 19ème arrondissement, les élus ainsi que plusieurs associations humanitaires ont appelé les ministères de l’Intérieur et du Logement à mettre en place une concertation pour trouver des solutions d’hébergement, avec une répartition équitable sur le territoire français. Car en matière d’accueil des réfugiés, l’Etat a la compétence exclusive.

Paris sous tension depuis plusieurs années

Selon la maire de Paris, en Île-de-France, trois départements sont très peu sollicités dans l’accueil des réfugiés. Paris, a contrario, subit une forte affluence de réfugiés. C’est particulièrement le cas autour du périphérique nord-est, où des camps de migrants sont régulièrement délogés.
Jean-Michel Métayer, habitant de la porte de la Chapelle depuis plus de trente ans, constate un aggravement de la situation depuis quelques années. Un accroissement des problèmes quotidiens – notamment la proximité avec des personnes toxicomanes – auquel l’Etat ne donne selon lui pas de réponse. « Tout le monde attend des rénovations, il y a un sentiment de fatigue dans le quartier. »
De son côté, la maire de paris qu'elle « n’abandonne pas les habitants de la porte de la Chapelle, mais j’ai besoin de l’Etat ».
Pour le mandat 2014-2020, la Mairie de Paris a investi 3 milliards d’euros dans le logement social.
 

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