Coronavirus - Aéroports de Paris ferme des terminaux à Orly et Roissy

Les effets catastrophiques de la pandémie de coronavirus sur le transport aérien s'accéléraient ce lundi 16 mars. Le groupe ADP va fermer des terminaux face à la baisse du trafic aérien.
Quel trafic aérien sur les deux aéroports franciliens ? Face à l'augmentation du nombre de mesures contre la pandémie du coronavirus, Aéroports de Paris (ADP) ferme plusieurs de ses terminaux.

"S'agissant de Paris-Charles de Gaulle, les fermetures envisagées concernent certaines salles d'embarquement du périmètre du Hub et certains autres terminaux (notamment le hall M du terminal 2E, le terminal 2G et le terminal 3). S'agissant de Paris-Orly, les premières fermetures envisagées sont celles d'Orly 2", précise le groupe dans un communiqué.

"Il s'agira en effet de concentrer l'activité sur certains terminaux pour réduire les coûts d'exploitation du Groupe ADP et des compagnies aériennes", précise l'entreprise.  

Recul du trafic de 25% au moins

Le Groupe ADP prévoit par ailleurs une baisse de son résultat d'exploitation de 190 millions d'euros sur la base d'un recul du trafic de 25% sur ses principales plateformes à partir de mars et sur les quatre ou cinq mois à venir.

Ces annonces interviennent dans un contexte de crise sans précédent pour le transport aérien, qui avait déjà été lourdement affecté par les attentats du 11-Septembre, la crise financière de 2008-2009, ou encore en France par les attentats de 2015.

Entre le 1er et le 14 mars, la baisse estimée du trafic passagers s'est accélérée sur les plates-formes parisiennes, avec une évolution estimée de -29% après deux mois de quasi stabilité (+0,8%), selon ADP.

L'Association internationale du transport aérien (Iata) a demandé jeudi des mesures de soutien d'urgence, après l'annonce des mesures d'interdiction temporaire d'entrée aux États-Unis des voyageurs en provenance d'Europe.  

Fermetures d'aéroports à l'étranger

Le groupe ADP, qui voit fondre à la fois les recettes des redevances aéroportuaires et celles des commerces et boutiques des aéroports, a mis en place "un plan d'optimisation opérationnel et financier" qui passe par la fermeture d'aéroports à l'étranger (Amman en Jordanie, Ohrid en Macédoine et Riga en Lettonie) et de certains terminaux à Paris d'ici à la fin de la semaine.

"Nous fermerons davantage d'infrastructures si la baisse s'accélère", a expliqué à l'AFP le directeur général du Groupe ADP Edward Arkwright en tablant, une fois l'épidémie terminée, sur un scénario de rétablissement pour le transport aérien "sur trois mois observé depuis les années 70 après chaque grand événement".

Le groupe va par ailleurs soutenir ses clients en difficulté en proposant par exemple la suspension des redevances de stationnement pour les avions immobilisés sur les plateformes parisiennes du fait de la crise.
 
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