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La SNCF lance une « garantie logement » pour ses nouveaux salariés en Île-de-France

La gare de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP
La gare de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP

Censée « renforcer son attractivité », la SNCF a lancé début janvier une « garantie logement » pour ses nouveaux embauchés en région parisienne. Un dispositif reçu avec scepticisme par les syndicats.
 

Par France 3 Paris IDF avec AFP

La mesure reste pour l’instant réservée à l’Île-de-France : depuis le 1er janvier, les personnes nouvellement embauchées par la SNCF en région parisienne peuvent prétendre à une « garantie logement ». Le dispositif est censé permettre aux salariés d’accéder à des offres « à prix attractif » pour les non-cadres, et à un « accompagnement » pour les cadres en recherche de logement.

Pour ce qui est des conditions, l'entreprise s'engage à proposer un logement situé à « 20 kilomètres maximum » du lieu de travail au plus tard « dans les quatre mois » suivant l'arrivée de la nouvelle recrue. Le tout, pour un coût évalué à 20 millions d'euros chaque année, toujours selon la société.

Une « garantie logement » critiquée par les syndicats

Mais la mesure est jugée illusoire par les syndicats. Si la SNCF justifie le système comme un « atout considérable » pour attirer de nouveaux salariés, Fabien Villedieu – secrétaire général SUD-Rail Paris Gare de Lyon et membre de la commission logement – reste en effet sceptique : « Le statut et les régimes spéciaux étaient de vrais facteurs d'attractivité ».

Le syndicaliste, d’après qui l’entreprise doit faire face à de nombreuses démissions face à la stagnation des salaires, n'arrivant « plus à recruter ni à fidéliser », rappelle que « des centaines de personnes ont fait des demandes de logements et sont actuellement sur liste d'attente ».

Un an d’attente pour obtenir un logement

Une situation expliquée selon lui par la baisse du total de logements SNCF et du nombre de cheminots qui les occupent. Si la liste d’attente a tendance à s'allonger d'année en année d’après Fabien Villedieu, il faudrait environ un an actuellement pour obtenir un logement.

En octobre, l’entreprise a annoncé la cession de 4 000 logements auprès d'un groupement d'acteurs publics et privés pour environ 1,4 milliard d'euros. Et pour ce qui est de l’embauche, la SNCF prévoit en tout de recruter 2 000 personnes en Île-de-France en 2019, contre 2 100 l’année dernière.

 

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