Vaccins contre la Covid-19 : la stratégie du gouvernement pour l'Île-de-France

Après une première semaine "pilote" qui a débuté ce dimanche 27 décembre, 100 000 personnes âgées seront vaccinées à partir de début janvier.

Le premier vaccin administré en France est celui de Pfizer/BioNTech.
Le premier vaccin administré en France est celui de Pfizer/BioNTech. © KOSTAS TSIRONIS / AFP

Tout un symbole. Mauricette, une femme âgée de 78 ans a été la première à recevoir un vaccin anti-covid ce dimanche 27 décembre peu après 11h à l'hôpital René-Muret de Sevran en Seine-Saint-Denis, un département particulièrement touchée par l'épidémie. C'est ensuite un cardiologue de 65 ans, le Dr Jean-Jacques Monsuez, qui a été vacciné, peu avant 11h20.

Une deuxième dose du vaccin doit leur être administrée 21 jours après cette première injection du produit, reçu sur la base du volontariat.

Au total, une vingtaine de personnes âgées et de soignants se sont vus administrer le vaccin baptisé Comirnaty (conçu par les entreprises Pfizer/BioNTech qui repose sur la technologie de l'ARN messager) ce à Sevran puis au centre gériatrique de Champmaillot, dépendant du CHU de Dijon.

100 000 personnes concernées dans la région

Cette semaine "pilote" se poursuivra le "28 décembre auprès de résidents volontaires d’USLD et d’EHPAD dans les départements des Hauts-de-Seine (92), de Paris (75) et des Yvelines (78)", a indiqué l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Île-de-France.

L'organisme explique ainsi que "la stratégie engagée prévoit de protéger en priorité les publics présentant des risques de développer une forme grave de la maladie, à commencer par les personnes âgées". Durant cette première phase, 100 000 personnes âgées seront vaccinées, toujours sur la base du volontariat.

Cette campagne de vaccination prendra de l'ampleur dès le mois de janvier 2021 et l'ARS communiquera aux établissements concernés les dates de livraisons des vaccins.

Ensuite, des "consultations pré-vaccinales sont réalisées par un médecin et la vaccination elle-même est assurée par un médecin ou un infirmier diplômé d’État en présence d’un médecin", poursuit l'ARS Île-de-France.

Deux autres phases d'ici plusieurs mois

La deuxième phase débutera à la fin février, date à laquelle un million de personnes auront été vaccinées selon l'objectif du gouvernement.

Cette deuxième phase sera le moment d'atteindre les personnes âgées de 75 ans et plus, puis celles âgées de 65 ans et plus. L'objectif est d'avoir vacciné au total 15 millions de personnes "à l'horizon de cet été", a précisé Matignon samedi, une échéance légèrement retardée par rapport à ce qui avait été envisagé.

Enfin, viendra "le temps de la vaccination de masse". Mais là encore, parmi les 50 millions de Français restants, il y aura des publics prioritaires : les personnes âgées de 50 à 64 ans, "les professionnels des secteurs essentiels au fonctionnement du pays en période épidémique" (sécurité, éducation, alimentation), les personnes vulnérables et précaires et ceux qui les prennent en charge, "les personnes qui vivent dans des hébergements confinés ou des lieux clos", selon le ministère de la Santé.

Entre temps, d'autres vaccins que celui distribué actuellement pourraient être autorisés pour être mis sur le marché.

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