"Les banlieues sont les grandes oubliées des campagnes présidentielles" : des maires franciliens interpellent les candidats

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Écrit par Tom Rousset

Plusieurs associations de maires franciliens ont publié une tribune s'adressant aux candidates et candidats à la prochaine élection présidentielle. Les élus les interpellent sur leur projet en faveur des quartiers populaires.

"Candidats et candidats à la présidence de la République, quelles sont vos propositions pour les quartiers populaires ?"

104 maires franciliens et plusieurs associations d'élus locaux interpellent ainsi les candidats à l'élection présidentielle dans une tribune publiée jeudi dernier. "Nous constatons que depuis trop longtemps, les banlieues restent les grandes oubliées des campagnes nationales" explique Stéphane Beaudet, maire d'Evry-Courcouronnes et président de l'Association des maires d'Île-de-France. Les signataires de la tribune invitent chacun des candidats à un dialogue autour de leur projet de politique de la ville. "Nous espérons être reçus par chacun des présidentiables pour pouvoir leur faire part de nos attentes en terme de politique de la ville", poursuit le président de l'AMIF.

Cet appel évoque le défi que représente la crise sanitaire dans les banlieues. "Les habitants de nos quartiers sont ceux qui, lors du premier confinement ont continué à aller travailler dans les corps de métiers les plus compliqués et les plus en contact avec les populations et donc avec le virus" indique Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines.

Les rédacteurs de la tribune expliquent en outre que les habitants de ces quartiers ont su tisser et développer des solidarités pour faire face à ces deux ans de crise.

Formuler des propositions pour répondre aux nombreux défis des banlieues 

Les élus locaux demandent aux candidats à la magistrature suprême "d'exprimer clairement leurs propositions qui permettront d'améliorer l'avenir des habitants des quartiers". Plusieurs thèmes sont abordés dans la tribune, comme l'éducation, la jeunesse ou encore la question du mal-logement. Les édiles demandent aux candidats d'agir pour valoriser "les nombreux potentiels" que représente la jeunesse des quartiers populaires. 

Par ailleurs, il est également demandé une simplification des démarches administratives pour les élus.

Les signataires de la tribune se placent en tant que force de proposition en matière de politique de la ville. Une position assumée par Catherine Arenou, la maire de Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines qui explique que les édiles peuvent "proposer des solutions éducatives, dans le domaine du sport, de la culture ainsi que sur la problématique du réaménagement urbain de ces quartiers".

Au total, l'Île-de-France compte 272 quartiers prioritaires.