Ce sont des petites mains au service de nos voiries dégradées. Elles agissent dans l'ombre et de manière totalement anonyme. Le collectif des K'releuses rebouche les trous dans l'asphalte ou les revêtements en pierre. Nous les avons suivies sur les bords du canal de l'Ourcq.
Pressés, dans l'obscurité, vous pourriez bien passer à côté de ces petits carreaux bleus et blancs. C'est un jeu de piste au fil de l'eau du canal de l'Ourcq. La chasse au trésor mystérieuse porte une signature en forme de "K" pour K'releuses.
À la plume, une inconnue qui veut le rester, son inspiration est bleue ibérique, une inspiration "liée à l'enfance". Avec son pinceau, elle dessine des souvenirs de l'enfance, les oiseaux de Paris et redonne vie aux adresses et aux rues oubliées.
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Cette artiste et son collectif ont fabriqué et éparpillé plus d'une centaine de céramiques. De Pantin à République, en Bretagne, à l'étranger, le tout est de trouver où se poser. "Dès qu'on voit un petit trou, pas trop profond avec une forme rigolote, c'est là où on se dit -bingo ! On va pouvoir le reboucher-".
Les K'releuses se glissent dans les failles, entre les pavés pour réparer la ville et raconter l'histoire de la faune et la flore locale.