Les métiers de l'ombre de l'aéroport Paris-CDG : "les voyageurs s'attendent à recevoir leurs bagages à l'arrivée donc il faut que les machines fonctionnent en permanence"

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C. Claveaux / W. Redonnet / A. Joubeau / T. Guiet ©France 3 PIDF

Bagages, décollages, sécurité, tous les matins, ils sont nombreux à se lever chaque jour avant le soleil pour assurer le bon fonctionnement de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle qui fête aujourd'hui ses 50 ans.

Il est 6h du matin et Vincent Esposito commence sa journée à l'aéroport de Paris Charles de Gaulle. Depuis plus de dix ans, cet effaroucheur fait peur aux oiseaux : "Leur activité commence au démarrage du lever du soleil donc nous, il faut qu'on anticipe tout ça et c'est pour cela qu'on est là très tôt le matin". 

Sur le tarmac, au milieu des champs, 136 espèces d'oiseaux sont présentes. Une collision entre un volatile et un avion pourrait endommager un appareil. Le travail d'un effaroucheur consiste donc à guetter, repérer et faire peur aux oiseaux qui peuvent représenter un potentiel danger.

Pour ce faire, ils ont toute une panoplie technique à leur disposition : "Le but, ce n'est pas de les tuer donc on les éloigne dans les champs. On a trois moyens : acoustiques, pyrotechniques et optiques -avec des- lasers". 

Comme lui, ils sont plusieurs milliers de salariés à travailler de bonne heure dans l'ombre. Au service des bagages, Jean Diègue, agent de maintenance, contrôle les rails en charge d'acheminer les valises des voyageurs.

"Les voyageurs s'attendent à recevoir leurs bagages à l'arrivée donc il faut que ces machines fonctionnent en permanence", rappelle l'employé. 

Les pompiers du tarmac

À proximité des pistes, les pompiers assurent la sécurité 24/24h. Chaque matin, les équipes vérifient les véhicules de secours : "Avec le conducteur on fait le tour de notre camion pour voir si le groupe fonctionne, si le matériel est en place pour pouvoir intervenir sur tout l'aéroport", explique l'un d'entre eux. 

22 soldats du feu officient chaque jour. Tous ont une formation particulière pour intervenir sur les aéronefs. Ces professionnels doivent secourir en moins de trois minutes : "On a, en moyenne, entre 15 et 20 départs par jour, les 3/4 sont des secours à victime, le quart qui reste c'est de l'aéronautique, des feux, des problèmes hydrauliques, des atterrissages forcés".

L'aéroport crée plus de 90 000 emplois directs. Une vaste chaîne logistique pour que les avions s'envolent et arrivent à l'heure.