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Lime renonce à recourir à des autoentrepreneurs précaires pour charger ses trottinettes à Paris

Lime annonce la fin de son programme « Juicer » dès le 21 octobre prochain. / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Lime annonce la fin de son programme « Juicer » dès le 21 octobre prochain. / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

La société Lime, leader de la location de trottinette électrique en free floating à Paris, annonce qu’elle abandonnera le mois prochain le recours aux « juicers » : des indépendants chargés de recharger des engins par dizaines la nuit, dans des conditions de travail souvent très précaires.

Par France 3 Paris IDF

Le stationnement gênant des engins et les problèmes de sécurité routière liés à leur utilisation ont beau être souvent pointés du doigt, ce sont loin d’être les seules sujets de critiques quand on parle de trottinettes électriques. Le système de recharge des appareils, qui repose largement sur le recours à des indépendants précaires payés à l’unité et actifs en pleine nuit, est en effet régulièrement visé.
A Paris, Lime – le leader du marché dans la capitale – a en tout cas décidé de stopper son programme « Juicer ». Dans un communiqué publié jeudi, la société explique en effet qu’elle ne passera plus par des autoentrepreneurs pour ce qui est de la recharge de ses deux-roues.

Des « prestataires professionnels », SASU ou SARL

L’opérateur assure qu’à partir du 21 octobre prochain, il recourra désormais à des « prestataires professionnels », SASU ou SARL. Un moyen de soigner l’image de l’entreprise, face à la politique menée par Anne Hidalgo.
Mercredi, Le Canard Enchaîné a révélé par ailleurs que Lime laisserait « moisir depuis plusieurs mois un stock de 250 trottinettes à la fourrière ». D’après l’hebdomadaire, l'entreprise devrait ainsi s'acquitter de 200 000 euros de frais.

Des centaines d’engins laissés en fourrière ?

Louis Jacquier, le Général manager de Lime, s’est défendu dans Le Parisien : « Notre intérêt c'est de récupérer nos trottinettes le plus vite possible. Cela nous coûte en moyenne 159 euros par engin. Au total, nous avons déjà récupéré en fourrière 859 trottinettes, pour la somme de 118 500 euros. »
Vis-à-vis des engins évoqués par Le Canard, il explique que les trottinettes « ont été signalées avec plusieurs semaines de retard », et qu’il s’agit de 206 deux-roues : « La facture s'élève à 197 864 euros, soit 1 300 € par trottinette, c'est aberrant ! Tout ça parce qu'on ne nous a pas prévenus assez tôt qu'elles étaient là ». A Paris, l'amende s'élève à 35 euros quand un appareil garé est signalé comme gênant, avec 49 euros supplémentaires de mise en fourrière.
 

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