Des militants écologistes dégradent le siège parisien de Blackrock pour alerter sur l'urgence climatique

Des militants de Youth for Climate Paris devant le siège de BlackRock à Paris ce 10 février. / © ERIC PIERMONT / AFP
Des militants de Youth for Climate Paris devant le siège de BlackRock à Paris ce 10 février. / © ERIC PIERMONT / AFP

Une centaine de militants écologistes ont occupé le siège parisien du gestionnaire d'actifs BlackRock ce lundi 10 février. Ils ont notamment tagué les locaux pour dénoncer l'inaction des PDG et des États face à "l'urgence climatique". 17 personnes ont été interpellées.

Par MT/AFP

Ils sont entrés autour de 10h dans le bâtiment "Le Centorial" qui abrite notamment les bureaux de BlackRock et y sont restés trois heures. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des militants taguant les murs de slogans tels que "Écologie libérale, mensonge du capital", puis les locaux du gestionnaire d'actifs dégradés par des écritures au sol et sur le mobilier.

Une banderole "Respect existence or expect resistance" (Respectez l'existence ou attendez-vous à de la résistance", en français) a été déployée au centre du bâtiment dont certaines issues avaient été barricadées par du mobilier par les manifestants.
 

17 personnes interpellées

Les manifestants répondaient à l'appel de l'organisation Youth for Climate Paris.

Dix-sept personnes, dont quatre mineurs, ont été interpellées pour participation à une manifestation non déclarée, dégradation et violences volontaires commises à l'encontre de la responsable de la sécurité du site, selon une source policière.
À leur sortie, ils ont été encerclés par les forces de l'ordre sur le trottoir, scandant des slogans tels que "BlackRock assassin", "Macron assassin", "Anticapitalistes ha-ha" ou encore "Libérez nos camarades".

"Nous condamnons avec la plus grande fermeté l'intrusion violente et les actes de vandalisme dans nos locaux ce matin. Ces actes, tout comme les tentatives d'intimidation à l'encontre de nos collaborateurs depuis plusieurs semaines, sont inacceptables et intolérables", a réagi BlackRock.
 

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