Paris : les abords de 80 écoles piétonnisés d'ici fin septembre

57 établissement sont déjà concernés et 80 le seront d'ici la fin du mois de septembre. Une mesure mise en œuvre rapidement afin de garantir la sécurité des écoliers et leur permettre de respirer un air plus pur.
D'ici 2021, ce sont 300 écoles dont les abords seront piétonnisés à Paris
D'ici 2021, ce sont 300 écoles dont les abords seront piétonnisés à Paris © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Les trottoirs devant les écoles parisiennes s’étendent, et ce n’est pas fini. L’élargissement des aires piétonnes devant les établissements scolaires était une demande des écologistes lors de la campagne municipale. La mairie de Paris a alors annoncé le 26 août dernier la piétonnisation d’environ 80 écoles de la capitale en vue de la rentrée.

Concrètement, le dispositif se répartit en deux configurations : les zones dans lesquelles la circulation est totalement interdite aux véhicules. Et les zones dites "apaisées", où la vitesse est limitée à 20 km/h et les trottoirs élargis grâce à la suppression des aires de stationnement. Au total, 30 rues sont interdites aux véhicules et 27 sont apaisées à l'heure actuelle. Des écoles où les travaux étaient faisables en urgence pour répondre à la demande. Mais le processus n’est qu’à sa première étape.

D’ici la fin du mois de septembre, ce sont 80 abords d’écoles qui seront piétonnisés, puis 10 autres supplémentaires en décembre. En 2021, les rues de 300 établissements devraient être réservées aux piétons, conformément à une promesse de campagne d’Anne Hidalgo pendant les Municipales.

Respect des distances sociales

"Ces aménagements sont adaptés au contexte local autour de chaque établissement", a expliqué David Belliard, adjoint à la mairie chargé de la transformation de l’espace public. L’objectif du dispositif est simple : garantir la sécurité des écoliers et leur permettre de respirer un air plus pur. La décision a d’autre part été accélérée par la crise sanitaire. La piétonnisation des abords des écoles est ainsi un moyen d’assurer le respect de la distanciation sociale en pleine épidémie de coronavirus.

De véritables "rues des écoles" matérialisées par des plots, des barrières et de nouveaux marquages au sol. Dans le XIXe arrondissement, Jean-André Lasserre, président de la FCPE 75 se félicite de ces aménagements : "Le trottoir est relativement large, donc on peut s’arrêter, on peut parler sans se demander ce qu’il se passe où si une voiture ne va pas être dangereuse", explique-t-il. Une manière de renforcer le vivre ensemble et de penser la ville du future.

> Le reportage de Mathilde Brugnière et Olivier Badin
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Paris : piétonnisation devant les écoles
"Parce qu’il y a une accélération du dérèglement climatique, parce qu’il y a de la pollution de l’air, des nuisances sonores, on veut une ville plus apaisée. Une ville où les enfants et leurs familles peuvent se balader, marcher sans craindre de se faire renverser. On va changer le modèle de ville", détaille l’adjoint à la transformation de l’espace public.

Il faut qu’on puisse marcher de manière agréable dans la ville pour amener ses enfants à l’école

Olivier Blond, président de l'association Respire

L’association Respire salue la décision de la mairie. En juin dernier, elle avait publié une carte de 100 écoles à piétonniser d’urgence.  Pour son président, la ville de Paris a su se montrer réactive, mais doit continuer à agir. "La piétonnisation, les pistes cyclable c’est génial. Il faut qu’on puisse marcher de manière agréable dans la ville pour amener ses enfants à l’école, ou aller faire ses courses", estime Olivier Blond. Selon lui, le rôle du piéton doit être encore plus pris en compte dans l'aménagement urbain : "C’est ça une ville moderne. Une ville agréable, faite pour tous". Le collectif Respire surveillera ainsi attentivement la piétonnisation des abords des écoles et la qualité des aménagements mis en œuvre pour assurer la sécurité des jeunes élèves et des parents. La mairie de Paris a ainsi agi dans l’urgence pour que les écoles prioritaires soient prêtes pour la rentrée de septembre. Désormais, la ville réfléchit à mettre à profit les aires aux abords des écoles avec une volonté : végétaliser ces nouveaux espaces.
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