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Paris - Un gymnase accueillant des sans-abris embarrasse des associations sportives

Le gymnase Roquépine (8e arrondissement) est occupé depuis près de 5 mois. / © Marion David
Le gymnase Roquépine (8e arrondissement) est occupé depuis près de 5 mois. / © Marion David

Depuis presque cinq mois, à deux pas de l'Elysée, le gymnase Roquépine héberge des sans-logements. Une occupation qui commence à poser problème aux associations sportives supposées occuper le local.

Par Marion David

Ils sont une trentaine de familles à avoir trouvé refuge au gymnase de la rue Roquépine (8e arrondissement de Paris). L'association DAL (Droit Au Logement) se rassemblait ce matin devant l'Hôtel de Ville pour réclamer une solution viable pour les occupants du gymnase. 

Depuis quelques jours, le ras-le-bol s'est généralisé : une élue Les Républicains du 8ème arrondissement, Catherine Lecuyer, a lancé une pétition pour que les sans-logements libèrent le lieu. 
 

Elle dit avoir été saisie par des habitants et associations "qui se plaignent" de cette occupation. "La situation n'est ni tenable pour les familles qui vivent là, ni pour les associations et les habitants du quartier" selon l'élue. 
 

"On a jamais cru un instant qu'on resterait autant"

En effet, conséquence surprenante de cette histoire, les associations sportives qui louent le droit de donner des cours se retrouvent dans l'embarras. Les cours n'ayant plus lieu, de nombreux adhérents leur demandent d'être remboursés.
Didier, qui donne des cours depuis plusieurs années, avoue son inquiétude. "On est six à être auto-entrepreneurs, donc nous n'allons plus avoir de revenus... On va se retrouver sur le carreau.

Jean-Baptiste Eyraud, patron du DAL, est le premier à être désolé de cette situation : "on a jamais cru un instant qu'on resterait autant dans ce gymnase". La seule chose qu'il demande, c'est le relogement des familles.
Il dénonce une "volonté de part et d'autre de laisser pourrir le dossier, autant de la part de l'Etat, responsable en matière de logement, que de la ville de Paris". 

Une responsabilité que la Mairie de Paris, ne souhaitant pas s'exprimer sur le sujet, renvoie effectivement à la compétence de l'Etat.

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